Ce mardi 16 juin 2026, à Conakry, notre reporter a rencontré l’imam Alkhaly Facinet Sylla, pour aborder la question cruciale de la bienfaisance envers les parents disparus. Lors de cet entretien, l’imam a tenu à clarifier la démarche spirituelle que chaque enfant doit adopter pour honorer ses parents, en mettant en lumière la différence entre l’acte sincère et les pratiques qui s’écartent des enseignements religieux.

« Le lien entre un enfant et ses parents ne s’interrompt pas avec la mort ; c’est une relation sacrée qui se prolonge par l’invocation et l’aumône. Lorsqu’un croyant souhaite offrir un sacrifice ou faire une aumône pour ses parents, il doit impérativement comprendre que la valeur de l’acte ne réside jamais dans la quantité de biens distribués, mais exclusivement dans la pureté de l’intention. »
« Il est fondamental de rappeler que tout sacrifice fait par ostentation, c’est-à-dire dans le but de se faire remarquer, de se vanter ou de chercher la reconnaissance sociale, est un acte qui s’écarte de la piété. L’ostentation est un poison spirituel qui annule la récompense de votre geste. Un sacrifice n’est pas un spectacle. Pour qu’il soit bénéfique à vos parents dans l’au-delà, il doit rester discret, intime, et accompli uniquement pour Allah. »
« La manière la plus noble de procéder consiste à cibler directement les nécessiteux, les indigents, les veuves et les orphelins. Si vous faites un sacrifice, la distribution doit se faire avec humilité, sans chercher à briller aux yeux des hommes. Il faut éviter le gaspillage et les dépenses superflues qui ne sont que des formes de vanité. La véritable bénédiction pour vos parents se trouve dans le soulagement de la souffrance d’autrui. »
« Je conseille aux enfants de privilégier l’aumône continue, cette Sadaqa Jariya qui perdure, comme le fait de creuser un puits, de faciliter l’accès à l’eau ou de contribuer à l’éducation d’un enfant démuni. Ces actes sont des sources de lumière qui continuent d’illuminer la demeure éternelle de vos parents. »
« Enfin, n’oubliez jamais que le plus grand cadeau que vous puissiez offrir à vos parents n’est pas matériel. C’est votre propre droiture. Un enfant qui mène une vie exemplaire, qui est honnête dans ses affaires, qui respecte son prochain et qui multiplie les prières sincères pour le pardon de ses parents, leur offre un hommage permanent. C’est dans ce comportement quotidien, loin de tout m’as-tu-vu, que vos parents recevront les plus grandes bénédictions. Soyez des enfants pieux, humbles et constants dans le bien, car c’est ainsi que vous maintenez vivant le lien de gratitude envers ceux qui vous ont donné la vie. »
En suivant ces précieux conseils, il appartient désormais à chacun de comprendre que la commémoration des défunts ne saurait se limiter à des rites extérieurs. L’essence même de cet hommage réside dans la discrétion et la sincérité d’une démarche qui allie foi profonde et utilité sociale. À travers ces enseignements, l’imam Alkhaly Facinet Sylla rappelle à toute la population que le meilleur legs d’un enfant demeure la droiture de ses propres actions, faisant ainsi rayonner, par ricochet, l’honneur des parents disparus au sein de la communauté.
Doumbouya Ibrahima Sory 610 62 65 59




















