Ce mardi 14 juillet 2026, le Dr Ben Youssouf Keita, médecin et acteur politique, a exprimé sa vive inquiétude face à la prolifération de la consommation de substances illicites en Guinée. Dans un entretien accordé à VoixD’Afrique224.com, il a alerté sur les dangers que représentent, selon lui, les drogues douces et dures pour l’avenir de la jeunesse.

« Il y a deux types de stupéfiants : les drogues douces, comme le cannabis, la marijuana, le tabac, l’alcool et la chicha, et les drogues dures, comme l’héroïne, la cocaïne, le tramadol, le fentanyl et le crack », a-t-il détaillé. L’ancien président de la Commission Santé de l’Assemblée nationale a particulièrement insisté sur le cas du tramadol : « Quand vous prenez le tramadol à dose élevée, cela devient comme la morphine et peut provoquer des effets d’hallucination et entraîner une dépendance dont on ne peut plus se défaire ».
Au-delà du constat médical, le Dr Keita interpelle directement les autorités sur la nécessité d’agir concrètement face à l’importation de produits comme la chicha, qu’il juge particulièrement préoccupante.

« Ce n’est pas produit en Guinée, c’est importé, soit par l’aéroport, soit par le port ou les frontières. Il faut interdire, ou du moins réduire drastiquement l’importation de la chicha », a-t-il préconisé.
Pour le médecin, l’heure est à la responsabilité collective. Il appelle le ministère du Commerce à veiller aux importations et le ministère de la Sécurité, à travers la police et les services antidrogue, à intensifier les contrôles.
« L’État doit prendre ses responsabilités pour ne pas que notre jeunesse, dans 20 ou 25 ans, soit incapable de marcher un ou deux kilomètres à pied. Si nous continuons avec ce rythme, la génération qui viendra sera une génération malade et le pays ne pourra pas se développer », a-t-il conclu.
L’appel urgent du Dr Ben Youssouf Keita souligne une menace grave pour l’avenir de la Guinée. En exhortant les autorités à réguler strictement l’importation de substances comme la chicha et à renforcer les contrôles sécuritaires, il place la santé publique au cœur du développement national, rappelant que la préservation de la jeunesse est la clé de la prospérité future du pays.
Par Doumbouya Ibrahima Sory 610 62 65 59




















