L’effondrement tragique d’un immeuble à Hafia 1, dans la commune de Dixinn, continue de plonger la communauté dans une profonde émotion. Alors qu’un bilan provisoire fait état de cinq morts et de plusieurs blessés, les familles des victimes peinent à surmonter ce traumatisme. Parmi elles, Aïcha Cissé exprime une douleur indicible après avoir perdu son fils et sa grande sœur, ensevelis sous les décombres de leur propre habitation.
Encore sous le choc, elle revient avec effroi sur les circonstances de cette catastrophe. Quelques heures avant le drame, consciente de la fragilité de la structure voisine, elle avait pourtant tenté d’alerter ses proches.
« Hier, on m’avait dit que l’étage qui se trouvait à côté de nous risquait de tomber sur notre habitation. Je leur avais demandé de ne pas dormir à l’intérieur, parce que l’immeuble n’était pas sûr », témoigne-t-elle.
C’est à l’aube que le pire s’est produit, alors qu’elle dormait encore. Réveillée en sursaut par un proche, elle a appris l’impensable.
« Elle m’a demandé si j’étais informée de ce qui s’était passé. J’ai répondu non. Elle m’a alors dit que l’immeuble était tombé sur notre maison. Je lui ai demandé : “Quoi ? Dans notre maison ?” Elle m’a répondu oui. On m’a informée que l’immeuble était tombé et que mon fils ainsi que ma sœur étaient morts à l’intérieur. Que Dieu leur pardonne », confie-t-elle, dévastée.
Au-delà de la peine immense de cette famille, cette catastrophe relance avec acuité la question cruciale de la sécurité des chantiers et du strict respect des règles d’urbanisme à Conakry, où la récurrence des effondrements d’immeubles continue d’endeuiller de trop nombreux foyers.
Doumbouya Ibrahima Sory




















