Deux mois après l’installation mouvementée du bureau exécutif, la commune rurale de Ouassou, dans la préfecture de Dubréka, est plongée dans une profonde crise institutionnelle. Un boycott actif paralyse l’institution : plusieurs conseillers municipaux, tous issus du mouvement GMD mais fidèles à Mohamed Lamine Touré, refusent catégoriquement de siéger et maintiennent une absence prolongée.
La semaine dernière, notre équipe de reportage de VoixDAfrique224.com s’est rendue sur le terrain pour rencontrer l’équipe de l’actuel maire installé, Imourana Sylla, afin de recueillir sa version des faits. Selon ses proches collaborateurs, de multiples démarches de dialogue ont été entreprises pour inciter le camp adverse à rejoindre le conseil et travailler de concert au développement de la commune. Toutefois, pour le camp d’Imourana Sylla, ce refus de siéger est motivé par la défense d’intérêts économiques et des richesses minières de Ouassou, dont les frondeurs auraient perdu le contrôle suite au changement d’équipe.
En réponse à ces déclarations, notre équipe s’est rendue sur place , ce samedi 5 septembre 2026, pour rencontrer l’autre camp. Interrogé par nos soins, le candidat malheureux Mohamed Lamine Touré a catégoriquement démenti ces accusations et exprimé sa totale incompréhension face à ce qu’il qualifie de hold-up politique, affirmant haut et fort que les urnes lui avaient accordé la majorité :

« Partout dans Ouassou, les citoyens ont voté massivement pour nous. Nous étions en tête partout. Le directeur préfectoral de campagne de Dubréka, Abdoul karim Djoubaté, m’avait même remis un mandat officiel attestant que j’étais le maire élu et le gagnant. À la dernière minute, on se retrouve avec une autre personne installée. C’est un véritable « magou » orchestré en coulisses. Je ne mettrai pas les pieds à la commune et mon équipe restera à la maison, à moins d’une seule condition : que le directeur de campagne Aboubacar Djoubaté vienne lui-même ici, avoue publiquement que le document qu’il m’a donné était faux, et reconnaisse qu’il est à la base de toute cette magouille. »
Entre accusations de manipulation électorale, défense d’intérêts économiques et exigence d’un aveu public de la part du directoire de campagne, la commune de Ouassou reste otage de cette fracture politique au sein même du mouvement GMD.
Dépêche Doumbouya Ibrahima Sory, pour VoixDAfrique224.com 610 62 65 59





















