Le procès de Maurice Guilavogui, journaliste et gérant de l’Universal Lounge situé à Lambanyi, s’est ouvert ce jeudi 17 septembre 2026 devant le tribunal de première instance de Dixinn. Comparant librement, il doit répondre des faits de commercialisation de la chicha, une activité qui lui vaut aujourd’hui de faire face à la justice guinéenne.
Dès l’entame des débats et après l’étape de l’identification à la barre, la défense a soulevé une exception de nullité par l’intermédiaire de son conseil. L’avocat a vigoureusement contesté la régularité de la procédure en soutenant que son client n’a commis aucune infraction reconnue par la loi. Tout en reconnaissant l’existence d’un arrêté ministériel encadrant le secteur, la défense argumente qu’aucun texte législatif ne prohibe formellement la commercialisation de la chicha. Invoquant l’article 5 du Code pénal qui dispose que « nul ne peut être puni d’une peine qui n’est pas prévue par la loi », les avocats de Maurice Guilavogui estiment que les poursuites sont dénuées de base légale et demandent à ce que la procédure soit déclarée irrecevable.
De son côté, le ministère public s’est inscrit en faux contre cette position. Le procureur a axé sa réplique sur l’existence d’un arrêté interministériel, conjointement pris par trois départements, qui interdit la commercialisation de ce produit. Pour justifier le bien-fondé de l’action publique, le parquet s’est appuyé sur la violation de cette réglementation administrative en invoquant les dispositions relatives aux contraventions, et plus particulièrement l’article 942 du Code pénal.
Après avoir écouté attentivement les arguments des deux parties sur cette question de droit, le président du tribunal a décidé de suspendre les débats et a renvoyé l’affaire au 25 septembre prochain afin de statuer sur l’exception soulevée par la défense.
La rédaction voixdafrique224.com




















