Quatre journalistes camerounais ont recouvré la liberté le 21 septembre dernier, après avoir passé cinq jours en détention pour une accusation aussi insolite que controversée. Les quatre reporters étaient accusés d’avoir dérobé les lunettes du Ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, lors d’une couverture médiatique.
Selon les informations rapportées, les hommes de médias avaient été interpellés et placés en garde à vue suite à la disparition présumée de la paire de lunettes du membre du gouvernement. C’est finalement au terme de plusieurs jours de détention qu’il a été découvert que l’objet en question ne s’était jamais égaré bien loin, mais se trouvait en réalité à l’intérieur même du véhicule du ministre.
Cette arrestation a immédiatement suscité une vague d’indignation au sein de la profession. Les syndicats de journalistes et les défenseurs de la liberté de la presse ont dénoncé une atteinte grave à la liberté d’informer et une mesure totalement disproportionnée. Ils ont notamment pointé du doigt le caractère arbitraire de la procédure, s’interrogeant sur les raisons ayant conduit à cibler uniquement ces quatre journalistes alors que de nombreux autres confrères étaient également présents lors de l’événement en question.
Face à ce qu’ils qualifient d’abus d’autorité, les organisations professionnelles exigent désormais des excuses officielles de la part des autorités et des garanties pour que de tels agissements ne se reproduisent plus.
Finalement relâchés sans qu’aucune charge officielle ne soit retenue contre eux, les quatre journalistes sont sortis libres, mais l’affaire laisse un goût amer et relance le débat sur les conditions d’exercice du métier de journaliste au Cameroun.
La rédaction voixdafrique224.com





















