Ce samedi 26 septembre 2026, notre équipe a rencontré monsieur Ibrahima Falilou Diallo, Secrétaire chargé des écoles privées dans le bureau exécutif national du SNE (Syndicat National de l’Éducation), suite à la déclaration forte faite par l’intersyndicale en début de semaine, lundi dernier, menaçant de lancer une grève illimitée si leurs revendications ne sont pas respectées d’ici l’ouverture des classes le 5 octobre.
Revenant sur la rencontre avec le gouvernement où le Premier ministre a ordonné aux départements ministériels concernés d’agir pour trouver des solutions, M. Diallo a réitéré la position ferme du syndicat. Pour lui, le développement de la Guinée passe impérativement par une revalorisation profonde du secteur éducatif et de ses enseignants.
Mettant en avant les difficultés quotidiennes et la précarité des enseignants, notamment ceux de l’intérieur du pays qui travaillent parfois des années sans salaire fixe, il a insisté sur l’urgence de réagir :

« Si nous voulons aller vers le développement, si nous voulons changer ce pays-là, il ne s’agit pas de donner des pick-ups à des sous-préfets, donner des 4×4 à des députés ou des ministres, et abandonner l’enseignement. Si nous voulons que ce pays bouge, il faut valoriser l’éducation. Et valoriser l’éducation, c’est de valoriser l’enseignant, le former et le mettre dans des conditions adéquates. »
Le Secrétaire chargé des écoles privées a également pointé du doigt le non-respect des engagements pris par les autorités, soulignant que le gouvernement a signé un protocole d’accord qui doit être strictement appliqué :
« c’est le gouvernement qui a signé un protocole d’accord, donc c’est de respecter ce protocole. On ne peut pas continuer à tourner en rond. Il faut qu’on se respecte dans ce pays-là. Ces enfants-là nous appartiennent tous, ce sont des Guinéens, ils méritent le recrutement et la pratique des classes. »
Enfin, M. Diallo a rappelé les points non négociables pour l’intersyndicale, insistant particulièrement sur le statut particulier des enseignants :
« Le plus important, le statut particulier des enseignants, il faut forcément que ce statut-là soit signé, le décret passe avant l’ouverture. Tout tourne autour de ces deux points-là. Les deux points, ce sont des points non négociables. Déjà c’est fini, il n’y a plus de négociations, la signature est là, c’est de la faire respecter. »
Alors que l’ouverture des classes approche à grands pas, la tension reste palpable entre les autorités et les partenaires sociaux. Le respect effectif des engagements pris par le gouvernement et l’application rapide du statut particulier s’annoncent désormais comme les clés de voûte pour éviter une perturbation majeure de la rentrée scolaire sur l’ensemble du territoire national.
Doumbouya Ibrahima Sory, pour VoixDAfrique224.com 610 62 65 59





















