L’Académie des sciences de Guinée est née d’efforts intenses de chercheurs, de professeurs, d’intellectuels, d’universitaires et sur plusieurs années. Commencé exactement en 2017 et en 2019, l’académie a bénéficié de la loi qui l’a instituted et promulguée en 2020.
Ce samedi 17 Octobre ici à Conakry, l’Académie des Sciences de Guinée (ASG) a procédé au lancement officiel de la 3ème rentrée académique en présence des Professeurs, Docteurs et d’éminentes personnalités de notre pays. Une cérémonie placée sous le haut patronage du président de la République Protecteur des Sciences des Arts et de la Culture et le parrainage de la ministre de tutelle. Cette rencontre de haut niveau était présidée par le président de l’Assemblée Nationale Dr. Dansa Kourouma, accompagné de la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Djami Diallo.

À cette occasion, la 2ème vice-présidente de l’assemblée nationale Dre. Makalé Traoré et membre de l’Académie a souligné que cette institution regroupe le plus haut niveau d’intellectuels, de chercheurs, de professeurs de notre pays. Pour elle, notre rentrée aujourd’hui, a été ponctuée d’abord par des présences de haut niveau, de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, parce que ce ministère assure le parrainage institutionnel de l’Académie, du président de l’Assemblée nationale, Dr. Dansa Kourouma, et également une conférence inaugurale sur la technologie au service du développement, conférence donnée par le premier ministre Kabinet Komara.
Le président de l’académie Professeur Mamadou Aliou Baldé a quant à lui mis l’occasion à profit pour dire ceci : « C’est au cours de cette rentrée académique qu’on définit les activités à venir. Mais je voudrais déjà souligner quelques acquis de l’Académie depuis que nous avons démarré nos activités. Nous nous sommes investis dans le domaine de la santé, quand c’était le cas du Covid, en parrainant un essai clinique par rapport au Covid. Un essai clinique qui avait donné de bons résultats »…
Pour le professeur Baldé, à l’heure actuelle, nous parrainons également un nouvel essai clinique qui porte toujours sur une maladie infectieuse, le VIH. Et dans le domaine de la biodiversité, nous nous intéressons aux problèmes de notre pays, mais surtout dans les zones rurales.
Aujourd’hui, on essaye de faire des propositions concrètes à la communauté pour essayer d’y remédier. Au niveau de l’éducation, nous estimons, et déjà nous sommes sur le chantier, que l’éducation devrait démarrer, enfin ça démarre c’est sûr, mais on devrait accentuer la formation déjà à partir du primaire.

Aujourd’hui, ce sont ces enfants du primaire qui surtout seront les acteurs du Simandou en l’an 2040. Donc il est très important que d’ores et déjà, ils soient sensibilisés sur les réels problèmes de notre pays et dans tous les domaines. Dans ce domaine également de la formation, avec les étudiants, les lycéens, nous sommes en contact pour essayer, par rapport à des thèmes bien précis, de débattre avec eux, d’échanger avec eux. Parce que « je voudrais dire que l’intelligence artificielle fait que les données sont à la portée de tout le monde », a souligné le professeur Baldé.
Donc l’Académie des sciences a pour objectif de récupérer ces données, et au niveau de notre bibliothèque qu’on vient de créer et qu’on va évidemment renforcer, pour récupérer toutes ces données afin que demain, on puisse les numériser pour qu’elles entrent dans le domaine de l’intelligence artificielle, a réitéré le président.
Présente à cette cérémonie, la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Djami Diallo a salué cette rentrée avant de dire toute la volonté du gouvernement à accompagner l’académie pour l’atteinte des objectifs pour l’élan de développement amorcé avec la vision Simandou 2040 sous la clairvoyance du chef de l’État.
Naby Moussa Soumah





















