Select Com présente l’épopée de la culture guinéenne à travers un colloque organisé à l’intention de la nouvelle génération. Une rencontre de deux jours, se déroulant du 22 au 23 octobre au Musée National de Guinée.
La rencontre d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Culture, Youssouf Boundou Sylla, en présence d’éminentes personnalités de la culture guinéenne. Ce colloque, qui se tient au Musée National de Guinée, est très symbolique car ce lieu est le sanctuaire du patrimoine historique de notre pays. Cette rencontre a pour cadre de retracer l’histoire de la culture guinéenne, son réservoir et le rayonnement de son patrimoine à travers des échanges entre acteurs du monde culturel.
À cette occasion, Fodéba Isto Keïra, de Select Com, a rappelé que ce colloque de Conakry se fixe pour objectif de célébrer et de faire le récit des époques glorieuses de l’histoire culturelle de notre pays. Le choix du musée est salutaire parce que c’est le site abritant la mémoire culturelle de notre nation.
« Aujourd’hui, lors de ce colloque, il s’agit de transmettre ce que nous avons appris pendant plus de 38 ans, 40 ans. Comme je le disais tout de suite lors de mon intervention, ce sont d’anciennes bouches qui parlent à de nouvelles oreilles. Je crois que la nouvelle génération va s’abreuver à la source de la culture guinéenne et s’en approprier. Cela lui permettra une meilleure structuration et une meilleure professionnalisation du secteur de la culture », a réitéré Fodéba Isto Keïra.

Pour lui, le choix du musée n’est pas fortuit : le musée est le sanctuaire de tout ce que nous avons comme valeurs culturelles et comme éléments rentrant dans le domaine du patrimoine. C’est l’occasion pour nous de montrer à nos artistes, aux journalistes étrangers qui sont venus, aux hommes de culture, mais aussi à vous, journalistes et opérateurs culturels, de visiter le Musée National et de voir un peu les pièces muséales que nous possédons.
Néanmoins, au niveau de la musique, dit-il, nous allons parler des différentes péripéties et de l’odyssée de la musique guinéenne. Nous allons parler du patrimoine avec des spécialistes du secteur. Plus tard, il y aura le cinéma, l’esthétique, l’art culinaire et toutes les composantes qu’on appelle aujourd’hui les industries culturelles et créatives.
« Aujourd’hui, le capital humain — qui est une priorité du gouvernement et du président Mamadi Doumbouya dans le projet Simandou 2040 — est aussi une préoccupation du comité de rédaction et du comité scientifique de l’Institut Supérieur des Arts de Dubréka. Ce dernier est en train de faire un travail remarquable : il va écouter, enregistrer et mettre un document à la disposition des étudiants et des hommes de culture de notre pays pour que chacun puisse s’approprier l’histoire culturelle de notre nation, ce qui est essentiel », a souligné M. Keïra.
Il a enfin rappelé que notre culture s’écrit aussi à travers la plume des journalistes. Ce n’est qu’avec les journalistes guinéens qu’on peut écrire l’histoire de notre pays : son histoire politique, son histoire économique, mais aussi l’histoire culturelle qui nous rassemble.
Le secrétaire général du ministère de la Culture, Youssouf Boundou Sylla, a, au nom du ministre, salué l’organisation de ce colloque pour son influence positive sur nos vies : vivre ces moments est une chance pour nous, car ce colloque va nous transmettre l’histoire culturelle de notre pays et participer au rayonnement de la culture guinéenne.
Naby Moussa Soumah























