Tountouroun, 8 mai 2026 – La commune rurale de Tountouroun, dans la préfecture de Labé, est en deuil. Amadou Foula Sow, 35 ans, a été abattu d’une balle à la poitrine dans la nuit de ce jeudi 8 mai, aux environs de 22 heures, à Lariya, district relevant de Tountouroun.
La victime rentrait d’un match de football disputé à Ley Korima. Entraîneur de l’équipe du district de Lariya, il venait de mener ses joueurs à une victoire nette de 3 buts à 0. Après avoir raccompagné un jeune de l’équipe à son domicile à Lariya, Amadou Foula Sow a repris la route. C’est sur le chemin du retour qu’il est tombé dans une embuscade. Des individus non identifiés ont ouvert le feu. Touché à la poitrine, il est décédé sur place.

Mamadou Alpha Sow, président du district de Lariya, a été informé du drame par un proche. « On m’a appelé vers 22 heures pour me dire qu’un de nos citoyens venait d’être fusillé. J’ai aussitôt alerté le sous-préfet », témoigne-t-il. La gendarmerie et la protection civile se sont déployées sur les lieux, où de nombreux habitants s’étaient déjà rassemblés. Le corps a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Labé.
la moto de la victime, son téléphone Android et l’argent qu’il portait sur lui n’ont pas été dérobés. Seul un petit téléphone reste introuvable. « C’était un jeune très engagé pour notre communauté. Toute la commune rurale est aujourd’hui en deuil », souligne le président du district.
L’adjudant-chef Ibrahima Poredaka Diallo, sous-préfet de Tountouroun, confirme que la moto, dont le réservoir a été percé par balle, est gardée par les autorités locales. « Pour l’heure, l’identité des auteurs est inconnue. La brigade de recherche est saisie et les investigations se poursuivent », indique-t-il.
Sur la scène de crime, les enquêteurs ont retrouvé des étuis de munitions correspondant à une arme de type PMAK, un pistolet-mitrailleur.
Originaire de Ley Nila, secteur du district de Lariya, Amadou Foula Sow exerçait le métier de menuisier. Marié et père de six enfants, il était également un acteur clé de la vie sportive locale en tant qu’entraîneur. Sa dépouille se trouve toujours à la morgue de l’hôpital régional de Labé.
Doumbouya Ibrahima Sory

















