CONAKRY – Ce mercredi 13 mai 2026, le Groupe Scolaire Pierre Babara Sylla 2 (PI BA Sy), situé à Koloma 1 dans la commune de Ratoma, a vibré au rythme de la « Journée Rétro ». Entre élégance d’antan et fraternité, l’établissement a troqué l’uniforme scolaire pour un voyage mémorable dans l’histoire culturelle guinéenne. Dès les premières lueurs du jour, après la traditionnelle montée des couleurs, l’effervescence a saisi les rangs. En lieu et place des tenues scolaires habituelles, une « explosion de style » a envahi la cour : tenues traditionnelles nobles et accoutrements théâtraux excentriques se sont côtoyés pour célébrer la sape et l’histoire vestimentaire.


Pour les organisateurs, cette initiative dépasse le simple cadre esthétique. L’objectif est double : renforcer la cohésion sociale et réaffirmer l’identité culturelle face aux influences extérieures.
Aissatou Diallo maîtresse de la maternelle :
Elle souligne l’importance de créer des liens de fraternité entre élèves et enseignants à travers la danse et la musique. Elle déplore que les jeunes d’aujourd’hui s’habillent parfois de manière inappropriée sous l’influence européenne, rappelant avec fierté

« Nous sommes des Africains, nous ne sommes pas comme eux. »
De son côté, il voit en cette journée un outil pédagogique puissant. En revisitant les modes de danse et de musique anciennes, l’école permet aux enfants de comprendre comment les événements passés influencent le présent.

« Qui parle des anciens, parle de la sagesse, de la culture, de la moralité et de la Charte de Kurukan Fugua », a-t-il affirmé, précisant que cette culture est le socle de l’éducation.
Un rendez-vous désormais pérenne
Face au succès de cette édition, la direction du groupe scolaire Pibasy ambitionne de pérenniser cet événement, non seulement à Conakry mais aussi à travers les quatre régions naturelles du pays (Basse Guinée, Moyenne Guinée, Haute Guinée et Guinée Forestière).


En revisitant le passé, l’école Pibacy entend cultiver des valeurs de paix et d’amour, tout en rappelant que l’identité culturelle reste le pilier fondamental de l’instruction.
Doumbouya Ibrahima Sory
610 62 65 59
















