Une grève nationale des transports publics paralyse actuellement le Kenya. Les transporteurs protestent contre une augmentation de plus de 20 % des prix du carburant décidée par les autorités.
Dans la capitale Nairobi, les grands axes routiers sont complètement vides. Cette situation force les habitants à se déplacer à pied pour aller travailler. Le blocage touche l’ensemble de l’activité du pays : de nombreux commerces restent fermés et les écoles ont demandé aux élèves de rester chez eux.
Sur le terrain, la situation est très tendue. Des manifestants ont installé des barrages routiers et allumé des feux dans plusieurs zones. La police utilise des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, tandis que des rapports signalent que des automobilistes se font harceler par les grévistes.
Cette forte hausse des prix à la pompe est liée à la situation géopolitique mondiale. Le Kenya dépend fortement des importations de pétrole en provenance du Golfe. Les prix restent historiquement hauts à cause du blocage persistant du détroit d’Hormuz, une route maritime essentielle où passe un cinquième du pétrole mondial, suite au conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran qui a débuté le 28 février.
Source BBC

















