Par Ibrahima Sory Doumbouya, journaliste reporter à Voixd’Afrique224.com
Le 26 décembre 2025, une date désormais gravée dans la douleur, une mère de famille nous quittait pour l’éternité. Aujourd’hui, 26 juin 2026, cela fait exactement 180 jours que ce vide s’est installé au sein de la famille. Dans cet article, nous revenons sur le parcours d’une femme dont la vie entière fut consacrée au travail de la terre pour offrir un avenir aux siens. Pour honorer sa mémoire, c’est son enfant qui a souhaité prendre la parole pour livrer un témoignage poignant, celui d’une vie de sacrifices partagée avec un père dévoué.
« Ce 26 juin 2026 fait exactement 180 jours que ma mère a quitté cette ligne de vie. Ce cap, je ne peux le laisser passer sans raconter l’histoire de ceux qui m’ont tout donné.
Mon père a été un battant infatigable. Il se levait chaque matin avec une seule idée en tête : nous nourrir. Il a bravé tous les obstacles, faisant des efforts inimaginables et se sacrifiant sans compter pour que rien ne nous manque. Sa sueur était notre bouclier, et sa détermination, le socle de notre éducation.
À ses côtés, ma mère était le cœur battant de notre foyer. Je revois encore ses journées interminables, sous un soleil de plomb, au champ. Maïs, manioc, piment, concombres… elle ne se contentait pas de cultiver la terre, elle cultivait notre avenir à la force de ses mains calleuses. Elle y a passé sa vie, elle y a puisé chaque parcelle de son énergie, simplement pour voir ses enfants grandir.
Ils ont vécu ainsi, dans l’humilité et le travail acharné, jusqu’au bout. Aujourd’hui, ma mère n’est plus là. Ces 180 jours sans elle sont une épreuve immense, une traversée du désert où chaque souvenir est une prière.
Si je témoigne aujourd’hui, c’est pour que personne n’oublie. Mon père et ma mère ne sont pas seulement mes parents, ils sont les héros de mon existence. Ils ont semé la vie dans la terre pour que nous puissions récolter un avenir. Je leur dois tout. Leur courage restera ma seule boussole, et leur amour, la lumière qui m’accompagnera jusqu’à la fin de mes jours. »


















