À l’approche de la fête de la Tabaski, le secteur de l’élevage en Guinée fait face à des défis majeurs. Un constat alarmant a été dressé par les acteurs du terrain, notamment les vendeurs de bétail et les transporteurs, qui expriment leur inquiétude croissante concernant l’approvisionnement en provenance du Mali.

La persistance de la crise au Mali rend l’importation de bétail de plus en plus périlleuse. Les commerçants guinéens, malgré les risques sécuritaires et économiques importants, s’aventurent sur ces routes pour assurer l’approvisionnement du marché national. Nombre d’entre eux reviennent avec des pertes substantielles ou, dans certains cas, sans aucune marchandise, faute de pouvoir sécuriser leurs opérations.
Ce jeudi 21 mai 2026, Abou Diallo, un acteur clé du secteur, a lancé un appel vibrant aux autorités au micro de Voixdafrique224.com. Voici l’intégralité de son témoignage :

« L’objectif est d’accompagner les éleveurs afin que nous puissions, à terme, réduire notre dépendance aux importations de bétail en Guinée. Cette fois-ci, nos déplacements au Mali ont été marqués par des risques considérables, compte tenu de la situation sécuritaire actuelle dans ce pays.
Si nous n’avions pas consenti à ce sacrifice, au péril de nos vies, pour aller chercher ces moutons et ces bœufs maliens, notre pays n’aurait pas pu bénéficier d’un approvisionnement suffisant en bétail pour la fête de la Tabaski. À titre d’exemple, le bœuf qui se trouve derrière moi provient du Mali.
Concernant les prix, ils varient en fonction du poids de l’animal :
Pour les bœufs : les tarifs oscillent entre 7 millions et 17 millions de francs guinéens.
Pour les moutons : les prix s’échelonnent de 2 millions à 5 millions de francs guinéens.
La valeur dépend essentiellement de la taille de l’animal. Chacun peut ainsi trouver un bétail adapté à ses moyens financiers. »
Dépêche Aboubacar Camara D’Afrique224.com.com 610 62 65 59

















