La section judiciaire de la gendarmerie de Mandiana vient de frapper un grand coup dans le cadre de la protection des mineurs. Quatre individus ont été interpellés pour leur implication présumée dans un viol collectif commis sur trois jeunes filles mineures âgées de 12 à 14 ans, assorti de la diffusion de vidéos obscènes sur les réseaux sociaux. L’affaire, qui a secoué la localité, a conduit les autorités à intensifier les investigations pour appréhender tous les auteurs de cet acte ignoble.
Pour faire le point sur cette procédure judiciaire, le chef de la section judiciaire de la gendarmerie de Mandiana s’exprime en ces termes :

« Je suis le chef de la section judiciaire de la gendarmerie de Mandiana, et ce matin, nous vous faisons appel pour vous présenter quatre individus présumés auteurs d’un viol collectif commis sur des filles mineures dont l’âge varie entre 12 et 14 ans, dans notre juridiction. Il s’agit de Moussa Condé, alias Boideni, d’Oumar Condé, alias Kékouma, de Moussa Condé, alias Pro-Max, et d’un cinquième individu nommé Kalou, actuellement en fuite.
C’est le mardi 7 avril 2026, aux environs de 12 heures, que nous avons été informés de la publication et du partage de vidéos à caractère sexuel impliquant trois filles mineures, exposant leur intimité et portant atteinte à leur honneur et à leur dignité à Mandiana. Face à ces faits, le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie est intervenu pour interpeller les susnommés, présumés auteurs de cet acte immoral.
Courant le mois de février 2026, ces personnes auraient contraint trois filles mineures à se rendre en brousse pour y subir des rapports sexuels de groupe, tout en filmant la scène et en partageant ces vidéos entre eux au village. Tous ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. L’enquête effectuée a permis de réunir contre eux les indices formels de viol collectif et de divulgation de vidéos sur les réseaux sociaux, infractions prévues et punies par l’article 208 alinéa 270 du Code pénal guinéen et l’article 48 de la loi relative à la cybersécurité.
Conformément aux instructions de monsieur le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mandiana, les intéressés sont traduits ce vendredi 10 avril à 10 heures devant ce magistrat, à qui nous faisons parvenir la présente procédure. C’est le lieu pour nous de demander la franche collaboration de la population de Mandiana en nous fournissant des informations sur de tels comportements afin de permettre à la gendarmerie de lutter efficacement contre ces fléaux qui ruinent notre jeunesse. »
La rédaction voixdafrique224.com





















