Dans un sermon empreint de gravité et de compassion, un imam est revenu sur un enseignement fondamental du Prophète Mohamed, paix et salut sur lui. Un message simple, mais d’une portée immense : il y a trois choses dans la vie d’un croyant qui ne supportent aucun retard.
La première, c’est la prière. Dès que l’appel retentit et que l’heure est arrivée, le cœur du musulman doit se tourner vers son Créateur. Reporter la prière, c’est repousser le lien le plus sacré qui nous unit à Dieu.
La deuxième concerne la mort. Lorsqu’une âme quitte ce monde, il ne faut pas attendre. Pas d’atermoiements, pas de calculs. Le corps doit être rendu à la terre avec dignité et célérité. Même si des proches sont loin, même si les circonstances sont difficiles. La mort ne prend pas de rendez-vous, et le respect du défunt commande la rapidité.
La troisième porte sur le mariage. Quand une femme a terminé un premier mariage et qu’un homme honorable se présente, il ne faut pas faire traîner. Le mariage est une protection, une miséricorde. Le retarder, c’est parfois exposer à l’égarement.
À travers ces trois rappels, l’imam n’a pas seulement parlé de règles. Il a parlé de respect, de dignité et de responsabilité. Respect du temps de Dieu, respect du corps de celui qui nous quitte, respect de la femme et de son avenir.
En somme, ne pas retarder, c’est choisir la droiture. C’est choisir de vivre sa foi pleinement, sans procrastination, sans excuses. Un message qui traverse les âges et qui, aujourd’hui encore, vient nous secouer avec douceur : fais ce qui doit être fait, et fais-le maintenant.
Doumbouya Ibrahima Sory, pour VoixDAfrique224.com 610 62 65 59





















