FREETOWN –Le projet de téléphérique de Freetown, évalué à 92,3 millions de dollars, a franchi avec succès toutes les étapes techniques, environnementales et financières, mais reste bloqué à la dernière porte : celle du Cabinet présidentiel, où une simple autorisation se fait attendre depuis plus de deux ans.
D’une longueur de 3,6 kilomètres, cette ligne pilote est conçue pour transporter jusqu’à 6 000 passagers par heure entre Government Wharf et le terminal du ferry de Kissy, deux points névralgiques de la capitale sierra-léonaise.
Selon les responsables du Conseil municipal de Freetown, l’étude de faisabilité a été finalisée en 2024 et le projet a obtenu le soutien officiel du Ministère des Finances en septembre 2025.
Malgré ces avancées majeures, l’autorisation du Cabinet, ultime étape avant le lancement des travaux, n’a toujours pas été accordée.
Ce blocage prolongé interroge sur l’avenir de l’une des solutions de mobilité urbaine les plus innovantes en Afrique de l’Ouest, censée désengorger une capitale asphyxiée par les embouteillages et offrir une alternative de transport propre et rapide.
Du côté du Conseil municipal, aucune explication officielle n’a été fournie sur les raisons de ce silence au sommet de l’État.
Alhassan Dumbuya, depuis Sierra Leone





















