Amadou Lamarana BAH est engagé dans la réflexion sur le leadership, l’innovation publique, la jeunesse, la gouvernance et le développement. À travers le Centre Guinéen de Leadership et de l’Innovation (CGLI), il défend une idée simple : former une jeunesse capable de prendre des responsabilités, de proposer des solutions et de contribuer concrètement à la transformation de la Guinée.
Pouvez-vous vous présenter brièvement et revenir sur ce qui a motivé votre engagement ?
Je suis Amadou Lamarana BAH, engagé dans la réflexion sur le leadership, l’innovation publique, la jeunesse et la gouvernance. Ce qui me motive, c’est la conviction que nous avons besoin de moins de spectateurs et de davantage d’acteurs capables de proposer des solutions. C’est dans cet esprit que j’ai créé le CGLI, pour former une jeunesse responsable, disciplinée et capable d’agir.
Que représente pour vous cette sélection aux Mines Awards Guinée 2026 ?
C’est une reconnaissance qui m’encourage, mais surtout une responsabilité. Je l’accueille avec beaucoup d’humilité. Cette sélection me donne également l’occasion de partager une vision : la transformation minière doit aller de pair avec le développement des compétences, de la gouvernance et des opportunités pour les Guinéens.
Quels sont les leviers prioritaires pour renforcer la gouvernance et l’impact socio-économique de l’industrie minière ?
Je citerais la transparence, la qualité de la gouvernance, le contenu local, le développement des compétences et le suivi des retombées. Il faut que l’activité minière crée un véritable écosystème autour d’elle : des compétences guinéennes, des entreprises locales solides, des emplois et des opportunités durables.
Comment l’innovation peut-elle moderniser le secteur extractif et améliorer les retombées locales ?
L’innovation permet de mieux décider et de mieux suivre les résultats. Cela passe par la digitalisation, les données, la simplification des procédures et un meilleur suivi des projets. Mais l’innovation, ce n’est pas seulement la technologie : c’est aussi une nouvelle façon de travailler, d’évaluer les résultats et de rapprocher l’action publique des citoyens.
Comment le secteur minier peut-il devenir un moteur d’opportunités et d’employabilité durable pour la jeunesse ?
Il faut préparer les jeunes aux besoins réels de l’économie. Cela suppose de renforcer la formation technique et professionnelle, les stages et les passerelles entre entreprises minières, centres de formation et universités. Les jeunes doivent pouvoir travailler dans le secteur, mais aussi créer des entreprises et des services autour de sa chaîne de valeur.
Quels mécanismes recommandez-vous pour favoriser le contenu local et le transfert de compétences ?
Je privilégierais trois leviers : accompagner les entreprises guinéennes, structurer les partenariats avec les entreprises minières et organiser un véritable transfert de compétences. Le contenu local doit permettre à nos entreprises de monter progressivement en compétence, d’innover et de devenir compétitives.
Quel message adressez-vous aux décideurs et aux jeunes qui veulent transformer la gouvernance économique ?
Aux décideurs : investissons dans les compétences, faisons confiance aux talents guinéens et mesurons les résultats. Aux jeunes : ne vous contentez pas de demander votre place, préparez-vous à l’assumer. Formez-vous, soyez disciplinés, développez vos compétences et proposez des solutions. La Guinée aura besoin de leaders capables de servir avant de vouloir être servis.
Un dernier mot pour le comité d’organisation et le public des Mines Awards Guinée 2026 ?
Je remercie le comité d’organisation pour cette sélection et pour le travail accompli. Les Mines Awards rappellent que derrière les ressources et les grands projets, il y a surtout des femmes et des hommes, des compétences et une vision. Je souhaite que cette dynamique contribue à une industrie minière encore plus créatrice de valeur, d’opportunités et de fierté pour la Guinée.
La rédaction.






















