L’Office guinéen de publicité (OGP) a procédé à l’installation de son nouveau directeur général, Mohamed Bangoura, et de son directeur général adjoint, Alia Camara, à l’occasion d’une cérémonie officielle de passation de service. Cette transition intervient dans un contexte marqué par des attentes importantes en matière de gouvernance, de mobilisation des recettes, de modernisation et d’amélioration des conditions de travail du personnel.
L’Office guinéen de publicité (OGP) ouvre une nouvelle page de son histoire. À la faveur d’une cérémonie officielle de passation de service, Mohamed Bangoura a été installé dans ses fonctions de directeur général, tandis qu’Aliou Camara, qui assurait jusque-là l’intérim à la tête de l’institution, a été nommé directeur général adjoint.
Ces nominations ont été actées par les décrets n° 2026/0307/PRG/SGG du 15 octobre 2026 et n° 2026/0312/PRG/SGG du 19 octobre 2026, signés par le président de la République, Mamadi Doumbouya.

La cérémonie a réuni des représentants du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, des membres du conseil d’administration, des cadres de l’administration publique, des travailleurs de l’OGP ainsi que plusieurs invités.
Le syndicat salue les acquis de la direction sortante et présente ses doléances
Prenant la parole au nom des travailleurs, le représentant de la délégation syndicale a salué les efforts consentis par la direction sortante durant les un an et dix mois de gestion évoqués dans son intervention.
Parmi les acquis cités figurent le paiement régulier des salaires, l’apurement des arriérés de 2024, le versement des cotisations sociales, la prise en location d’un immeuble moderne de six étages ainsi que le renforcement des moyens logistiques de l’institution, notamment à travers l’acquisition de véhicules et de motos.
Au-delà de ce bilan, le syndicat a insisted sur la nécessité de préserver la cohésion interne et de renforcer la collaboration entre le nouveau directeur général et son adjoint.

« L’histoire de cette maison a trop souffert des guerres internes et des divisions au sommet qui ont fini par paralyser l’entreprise », a souligné le représentant syndical, appelant les deux responsables à privilégier une collaboration étroite, la transparence et l’unité dans la conduite des affaires de l’OGP.
Le syndicat a également soumis un cahier de doléances comprenant plusieurs revendications prioritaires.
Il s’agit notamment de la régularisation de la situation administrative des agents recrutés en 2022, de la revalorisation salariale des employés permanents sous contrat à durée indéterminée (CDI), de la correction des disparités de traitement, ainsi que du renforcement des capacités du personnel à travers des formations, y compris à l’étranger.
L’institutionnalisation du dialogue social figure également parmi les principales attentes des travailleurs, qui souhaitent disposer d’un cadre permanent de concertation pour prévenir les conflits et favoriser le règlement des différends internes.
Le représentant syndical a par ailleurs rappelé les difficultés liées à l’instabilité managériale qu’a connue l’institution ces dernières années, appelant la nouvelle direction à faire preuve de vigilance face au favoritisme et aux pratiques susceptibles de fragiliser la gouvernance.
Le représentant du ministère a souligné que la confiance accordée par le président de la République aux deux responsables s’accompagne d’une obligation de résultats.
Il a notamment appelé la nouvelle direction à restaurer un climat de travail serein, à mobiliser le personnel, à améliorer les recettes, à maîtriser les dépenses et à accélérer la modernisation de l’établissement.
Naby Moussa Soumah






















