Les Etats membres de la CEDEAO sont réunis à Conakry, ce pour trois jours dans le cadre de la 13ème réunion du comité consultatif de la concurrence. L’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce Bamba Oliano.
A cette occasion, le président du comité consultatif de la concurrence de l’autorité régionale de la concurrence de la CEDEAO, Dr. Talime Abé a souligné que cette rencontre autour des thématiques aussi importantes contribuent utilement à renforcer le débat, la compréhension mutuelle et la coopération entre les autorités de concurrence et les décideurs politiques.
Pour lui, dans l’étendue des thèmes abordés, la politique de la concurrence est confrontée à des défis d’envergure mondiale. C’est pourquoi, dit-il, le premier de ces défis consiste à affirmer la pertinence durable de la politique de la concurrence dans un contexte marqué par des mutations technologiques rapides, des tensions géoéconomiques et une re-configuration des échanges mondiaux, la politique de la concurrence suscite de fortes attentes.
» Cette réunion donne l’occasion de réaffirmer la finalité fondamentale du droit et de la politique de la concurrence, préserver le bon fonctionnement des marchés en veillant à ce que la concurrence demeure ouverte, loyale et efficace »

Cette session de Conakry s’inscrit ainsi dans la logique d’appropriation de la déclaration de la conférence inaugurale de l’ARCC sur la concurrence de son examen et sa validation par les membres du CCC. Car, elle offre un espace de réflexion stratégique et de coordination avec les autorités de concurrence à un moment où les économies sont confrontées à des transformations majeures face à l’accélération des mutations technologiques, à la montée en puissance des plateformes numériques mondiales et aux incertitudes liées au contexte géopolitique international. Le renforcement de la coopération paraît indispensable pour préserver la confiance mutuelle, développer une compréhension partagée des enjeux émergeants et favoriser une plus grande cohérence des politiques de concurrence à l’échelle régionale, continentale et internationale. A fait savioir le president du comité consultatif.
Le directeur exécutif de l’autorité régionale de la concurrence de la CEDEAO, Soméon Konan Koffi a souligné que cette 13ème réunion du comité consultatif qui se tient à Conakry va discuter d’une thématique qui est en lien avec la conférence inaugurale.
Pour lui, cette conférence nous permettra d’adopter des conclusions et des recommandations qui seront soumises aux plus hautes autorités de notre communauté, à savoir les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. C’est pourquoi, nous allons vous présenter les grandes conclusions pour votre commentaire, pour vos observations et pour vos amendements éventuels.

Le directeur national du commerce intérieur et de la concurrence Mohamed Traoré a quant à lui rappler l’engagement de la Guinée au sein de cette instance, pour marquer effectivement toutes les initiatives en terme de protection des consommateurs, mais aussi la valorisation de la concurrence saine et loyale.
Et aujourd’hui, nous accueillons la 13e réunion du Conseil du Comité consultatif de la concurrence. Cela démontre déjà toute la confiance que ces Etats portent à notre pays. Cette réunion de Conakry va permettre de discuter de plusieurs fondamentaux du commerce et la Guinée entend faire des propositions, des recommandations pour renforcer davantage son dispositif de contrôle. L’objectif dans le marché communautaire est de faire des entreprises guinéennes des championnes pour ne pas que nous soyons consommateurs, pour qu’on soit effectivement vendeurs, offreurs, c’est ce que nous recherchons en terme de compétitivité. A conclu M.Traoré.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Secrétaire général du ministère de l’industrie, Bamba Oliano a au nom du gouvernement guinéen, entendre renforcer les conditions dans lesquelles les entreprises investissent, produisent et accèdent au marché.

« Ces réflexions doivent permettre de mieux répondre aux réalités des marchés, tout en donnant aux entreprises une compréhension claire de leurs obligations.
La précision des règles et la prévisibilité de leur application sont importantes, aussi bien pour l’efficacité du contrôle que pour la confiance des investisseurs.
La place consacrée à la mise en œuvre des législations nationales mérite également d’être soulignée. Elle permettra d’aller au-delà de la présentation des textes pour examiner les conditions dans lesquelles les administrations les appliquent ». A souligné M.Oliano.
Au terme de cette réunion, nous souhaitons que les avis et recommandations retenus puissent guider utilement les instances compétentes et les administrations nationales. Leur suivi sera d’autant plus efficace que les questions à traiter et les appuis nécessaires auront été clairement identifiés. A reitéré. M.Bamba Oliano.
Naby Moussa Soumah





















