À la suite de la publication officielle des résultats du concours d’accès à la fonction publique locale, un climat d’inquiétude et d’incompréhension s’est installé parmi les professionnels de l’éducation en Guinée. Réunis en assemblée à Conakry, les enseignants contractuels dont les noms ne figurent pas sur la liste des admis se font entendre pour défendre leurs droits et réclamer des solutions pérennes.
Interrogé sur cette situation critique, Mohamed Saoud Sylla, coordinateur des enseignants contractuels de la région de Conakry, a exprimé la profonde déception de ses pairs :
« Si on est là ce soir, c’est pour faire passer un message, une information. C’est pour dire que la situation de Conakry n’a pas été prise en compte. Donc, jusqu’à présent, Conakry attend son concours pratique de classe, parce que c’est ce qui a été signé dans le protocole d’accord le 3 janvier 2026 entre l’intersyndicale de l’éducation guinéenne et le gouvernement. À date, jusqu’à présent, ce qui a été dit n’a pas été respecté concernant la situation de Conakry. »
Il a également souligné le manque de considération pour ces acteurs clés du système éducatif :
« Nous informons l’opinion nationale et internationale que rien n’a été fait concernant la situation de Conakry, et on ne compte pas baisser les bras, croiser les bras. Nous allons nous battre jusqu’à ce que nous aussi notre situation soit régularisée, car Conakry aussi est une partie intégrante de la Guinée. »
Cette mobilisation reflète la détermination des enseignants contractuels de Conakry à ne pas être laissés pour compte après des années de service et de sacrifices consentis pour l’école guinéenne. Alors que le dialogue reste l’issue privilégiée par le collectif pour exiger le respect du protocole d’accord, l’État est vivement interpellé afin de trouver une issue équitable et d’apaiser les tensions au sein du secteur éducatif.
Aboubacar Camara pour VoixDAfrique224.com























