Conakry, le 22 mai 2026 — En cette veille de fête de Tabaski, une réalité préoccupante frappe les artères du marché de Madina. Ce vendredi, notre reporter Aboubacar Camara est allé à la rencontre de ces femmes, toutes diplômées, qui se battent quotidiennement pour survivre.
Déguerpies de leurs anciens emplacements, ces jeunes femmes diplômées et sans emploi n’ont pas d’autre choix que d’investir les trottoirs du marché de Madina pour vendre habits et chaussures. Elles refusent la facilité et la prostitution, choisissant la dignité du travail, mais elles sont aujourd’hui traquées par les policiers.

« Laissez-nous vendre nos articles pour préparer la Tabaski et subvenir à nos besoins immédiats. » Saran CONDÉ
Au-delà de la fête, elles lancent un message fort aux autorités de Conakry, et tout particulièrement au Président Mamadi Doumbouya : L’État doit prendre ses responsabilités.
Ces femmes ne demandent pas l’aumône, elles demandent des espaces aménagés pour exercer leurs activités commerciales en toute sérénité, en attendant de trouver un emploi stable correspondant à leurs qualifications.

« voulons juste une place pour nous installer et nous nourrir par nous-mêmes jusqu’au jour où nous décrocherons un vrai boulot », confient-elles lors de cet entretien exclusif avec notre reporter.
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