Le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a instauré par un décret lu ce jeudi 21 mai 2026 sur les antennes de la télévision nationale, une plateforme nationale de certification des identités dans le secteur des télécommunications, placée sous la supervision technique et réglementaire de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT). Cette initiative majeure vise à éradiquer définitivement la pratique des cartes SIM anonymes tout en garantissant la fiabilité des pièces d’identité utilisées par les abonnés.
Désormais, la certification de l’identité devient une obligation légale stricte pour tout usage d’un service de téléphonie mobile. Les opérateurs ont pour mission de vérifier électroniquement les documents d’identité de chaque utilisateur, de certifier les nouvelles activations et d’entamer une procédure de recertification pour l’ensemble des abonnés déjà enregistrés. Le décret est formel : aucune carte SIM ne pourra être activée, réactivée ou remplacée sans une validation préalable de l’identité de l’abonné via la plateforme nationale.
Pour assurer la réussite de ce dispositif, les opérateurs devront faire homologuer l’intégralité de leurs systèmes de certification par l’ARPT. Ils seront également soumis à un suivi rigoureux incluant des audits périodiques, des contrôles inopinés ainsi que des vérifications de conformité. Dans cette même dynamique de transparence, chaque opérateur devra transmettre un rapport trimestriel détaillé à l’ARPT, recensant le nombre de certifications effectuées, les anomalies relevées, les tentatives de fraude détectées ainsi que tout incident de sécurité.
Le non-respect de ces nouvelles dispositions est sévèrement encadré. La loi prévoit des sanctions pénales, des amendes administratives, voire la suspension d’activité ou le retrait d’autorisation en cas d’infraction. Sont notamment visés l’activation de cartes SIM sans certification, l’usage de systèmes non homologués, la falsification de données, l’accès frauduleux aux bases de données ou encore tout refus de coopération avec le régulateur.
Afin de permettre une transition opérationnelle fluide, les opérateurs disposent d’un délai de six mois pour interconnecter leurs systèmes à la plateforme nationale. Ils bénéficient ensuite d’une période de 24 mois pour finaliser la recertification complète de leur parc d’abonnés existants.
Doumbouya Ibrahima Sory 610 62 65 59 Voix D’Afrique224.com

















