Il y a trois jours, une tragédie humaine frappait le district de Kangoliah, dans la sous-préfecture de Khorira (préfecture de Dubréka). Un camion-citerne s’est embrasé, entraînant un bilan humain alarmant : une personne a perdu la vie et une vingtaine d’autres ont été grièvement brûlées. Si l’événement a marqué les esprits par sa violence, c’est désormais le témoignage bouleversant d’une jeune femme qui occupe tous les débats. Celle-ci affirme avoir eu des visions prémonitoires de cette catastrophe et avoir tenté, en vain, d’alerter les autorités locales.

« Ce n’était pas la première, ni la deuxième fois, c’est la troisième fois que j’ai ces visions. La première fois, j’étais allée voir le premier imam pour lui expliquer qu’une entité féminine était mécontente de l’expansion des habitations vers la montagne, et je lui ai demandé de faire un sacrifice pour apaiser la situation. La deuxième fois, je suis allée voir le chef de quartier pour l’alerter du risque de catastrophe et de pertes en vies humaines ; il m’a assuré qu’il en informerait le préfet, mais aucune mesure n’a été prise. »
Face à l’inaction perçue suite à ses avertissements, la jeune femme relate les détails troublants de son ultime rêve, survenu juste avant le drame qui a fait un mort et plusieurs blessés à Kangoliah :

« Aujourd’hui, après avoir fait un nouveau rêve, j’ai décidé de parler. Dans ce rêve, j’ai vu une créature, mi-femme mi-serpent, accompagnée d’un homme, sortant de l’eau et se dirigeant vers la ville. Je me suis réveillée en pleurant et je suis allée à la montagne pour les supplier de nous pardonner. J’ai ensuite vu le feu s’emparer de toute la ville de Dubréka. »
Ce récit, partagé initialement avec sa mère, est aujourd’hui rendu public avec un sentiment d’urgence absolue.
« J’ai immédiatement raconté ce que j’ai vu à ma mère, et aujourd’hui, je ressens le besoin d’informer tous les citoyens de ce qui nous menace », conclut-elle, soulignant la portée spirituelle et la détresse profonde que ces révélations ajoutent désormais à la tragédie vécue par la localité.
Doumbouya Ibrahima Sory 610 62 65 59 Voix D’Afrique224.com

















