S’exprimant sur le sujet lors des travaux de la Commission Économie et Finances de l’Assemblée nationale, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a tenu a rassuré la population sur les mesures d’accompagnement prévues dans la Loi de finances rectificative (LFR) 2026.
Afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages, l’État a consenti une subvention massive de plus de 5 400 milliards de francs guinéens (GNF), permettant d’endiguer la flambée des cours mondiaux et de stabiliser le prix du litre à 12 000 GNF. Une mise au point ferme qui met un terme aux inquiétudes grandissantes.
« Au niveau de l’État, on a rappelé que nos priorités sont de trois ordres. Le premier, c’est l’impératif et cet impératif est conforme à la vision du chef de l’État, le président Mamadi Doumbouya de protéger le pouvoir d’achat des Guinéens. Et cela, malgré les difficultés, les tensions au Moyen-Orient et leurs impacts, notamment la hausse du prix du carburant. L’État a ainsi consenti à des sacrifices importants : on parle de plus de 5 400 milliards de francs guinéens d’appuis apportés par l’État dans le cadre du budget afin de maintenir le prix du carburant à 12 000 francs », a expliqué la patronne de l’économie guinéenne.
Soulignant que cet effort budgétaire vise à amortir les chocs de la crise pétrolière mondiale, la ministre a également mis en perspective la situation de la Guinée par rapport aux autres nations touchées par l’instabilité internationale.
« Cela contraste avec les pays voisins et d’autres régions du monde où différents pays ont dû procéder à des ajustements, parce que cette crise touche tout le monde, malheureusement. Elle touche un canal vital, celui du carburant, qui impacte non seulement directement le prix des produits pétroliers à la pompe, mais aussi le panier de la ménagère. En effet, tout bien ou service est soit importé et nous importons beaucoup, ce qui renchérit le transport et les coûts logistiques, soit produit localement puis acheminé sur les marchés, où les coûts de transport et les différents intrants nécessaires à ces activités subissent également des hausses. », a-t-elle conclu
Naby Moussa Soumah























