Le bureau de l’Interprofessionnelle Nationale Bétail-Viande (FINABEV – Guinée) a entamé ce samedi ici à Conakry, dans le grand abattoir, une prise de contact avec les acteurs de ladite filière. L’objectif de la campagne est de s’enquérir des réalités et des difficultés qui assaillent ce milieu, combien important pour l’économie de notre pays, et cela va concerner tous les abattoirs du grand Conakry.

Récemment, il y a eu des échanges avec le nouveau Ministre de l’Élevage portant notamment sur l’amélioration génétique des races de bétail. Cette rencontre a conduit le ministre sur le terrain pour une visite sur les sites de Matoto, Kagbelen, Kouria/Kipé afin d’évaluer la situation des abattoirs et des infrastructures. C’est dans cette dynamique qu’il a souhaité une collaboration continue avec la Chambre Nationale d’Agriculture (CNA) et d’autres partenaires institutionnels et financiers, tout en reconnaissant l’élevage comme un pilier majeur du développement économique de la Guinée. Il s’agit de stopper la perception de l’éleveur comme une vache à lait financière et de le considérer comme un partenaire stratégique à accompagner, a rappelé Alpha Bacar Barry.

À cette occasion, le Président de la Fédération Interprofessionnelle Nationale Bétail-Viande (FINABEV – Guinée), Hassane Bah, a rappelé l’objectif de la rencontre, qui consiste à échanger avec les acteurs du secteur élevage/bétail-viande du Grand Conakry à la suite des récentes élections interprofessionnelles, et à recueillir leurs préoccupations et difficultés du terrain afin d’avoir une vision claire et de porter efficacement leurs revendications auprès des autorités.
Pour le président, la production est le maillon essentiel de toute la chaîne. Sans sécurité pour les éleveurs et leur cheptel, aucun investissement durable n’est possible.
Aujourd’hui, l’insécurité entraîne des ruptures d’approvisionnement en viande et la hausse des prix sur le marché. C’est pourquoi, dit-il, il faut sécuriser les producteurs pour doubler la production, stabiliser l’offre et faire baisser les prix de la viande pour le consommateur final.

Le doyen de la filière, président des bouchers de Matoto, Elhadj Bambé, a souligné quelques difficultés, notamment les abattoirs en mauvais état, les problèmes liés au dédouanement, l’insécurité et beaucoup d’autres situations qui doivent être améliorées. Selon lui, il faut des abattoirs et des boucheries modernes afin de faciliter le travail de la chaîne de valeur. Il a enfin sollicité l’aide de l’État pour faire libérer leurs amis kidnappés au Mali depuis maintenant plusieurs mois alors qu’ils étaient partis pour chercher du bétail.
Naby Moussa Soumah





















