À l’occasion du 68e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale, célébré ce vendredi 2 octobre 2026 sous le thème évocateur « Inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir, notre jeunesse », la Guinée s’est penchée sur son histoire et son avenir. Dans un climat marqué par les défis de la refondation et la quête permanente de cohésion sociale, les commémorations patriotiques invitent à une introspection collective profonde.

Pour saisir la portée de cette date historique, nous sommes allés à la rencontre d’une figure morale influente, l’Ambassadeur de la paix universelle en Guinée, Elhadj Dieriba Diaby. Au cœur de cet échange, la mémoire des pères fondateurs, l’exigence morale et l’impératif absolu du vivre-ensemble ont été longuement explorés.
La mémoire des pères fondateurs et la fierté nationale
Commémorer près de sept décennies d’indépendance insuffle un sentiment légitime de fierté aux générations nées après la libération du pays, tout en rappelant le sacrifice consenti par les aînés.

« Pour moi, le 68e anniversaire de notre pays est une fierté pour nous les enfants qui sont nés après l’indépendance, c’est une fierté pour ceux qui nous ont donné cette indépendance, c’est-à-dire nos pères et nos grands-pères qui ont tout fait, qui nous ont montré de bons exemples à l’époque. »
L’éducation et le respect mutuel comme socles du développement
Poursuivant son analyse, l’Ambassadeur insiste sur l’importance capitale de l’éducation sous toutes ses formes qu’elle soit familiale, morale ou spirituelle pour cimenter l’unité d’un peuple qui partage une culture et des valeurs communes.

« La fête nationale nous rappelle de beaucoup de choses. C’est un devoir aussi pour tous les Guinéens d’avoir de l’éducation. L’éducation n’est pas seulement liée à l’école : l’éducation familiale, l’éducation de Dieu, le Coran et la Bible, car la Guinée est une famille, la Guinée et les Guinéens partageons la même culture, le même valeur. »
Abordant les tensions et les dérives langagières observées dans l’espace public, Elhadj Dieriba Diaby déplore les invectives perpétuelles dirigées contre les autorités et les concitoyens. Il rappelle avec force que le respect des institutions, des dirigeants et des coutumes demeure la condition essentielle pour préserver la paix et hisser le pays vers le développement.

« Nous devons savoir que bâtir un pays, on le fait dans le respect et l’amour de l’autre. Vivre ensemble, nous devons vivre ensemble, accepter le destin commun. Nous devons se respecter, respecter les parents. Nous devons savoir que nous sommes tous responsables de ce pays. »

En somme, ce 68e anniversaire de l’indépendance guinéenne constitue un vibrant appel à l’introspection et au sursaut patriotique. En transcendant les divisions, en cultivant le pardon et en respectant les figures d’autorité ainsi que le peuple, la Guinée pourra conjurer les vieux démons de l’intolérance. Seule l’union sacrée de ses filles et fils, portée par une jeunesse inspirée par son passé, permettra au pays de s’affirmer durablement comme un havre de paix et de prospérité partagée.
Dépêche : Doumbouya Ibrahima Sory, pour VoixDAfrique224.com 610 62 65 59





















