À l’approche des élections législatives et communales prévues pour le 31 mai 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) monte au créneau. Dans un communiqué publié ce 12 mai à Conakry, l’organe de régulation exprime sa vive préoccupation face à l’implication des mineurs dans les campagnes politiques.

Le constat est sans appel : l’association d’enfants à la propagande électorale devient une pratique inquiétante. Pour la HAC, il ne s’agit pas seulement d’une question de discipline de campagne, mais d’un enjeu de protection fondamentale. L’institution rappelle que l’interdiction d’utiliser des enfants repose sur des principes juridiques et éthiques stricts visant à préserver leur intégrité physique et morale.
Le communiqué souligne que l’enfant, n’ayant pas encore la maturité nécessaire pour forger une opinion politique réfléchie, ne doit en aucun cas servir d’« instrument » de marketing politique, que ce soit dans les médias traditionnels ou sur les réseaux sociaux.

L’enfant n’est pas un outil de séduction électorale La HAC dénonce avec fermeté l’usage de mineurs dans les clips, sur les affiches ou lors des meetings, qualifiant ces pratiques de « forme d’exploitation à des fins partisanes ». L’objectif visé par certains acteurs politiques est clair : capter l’émotion des électeurs en utilisant l’image de l’innocence.
« Exposer un enfant dans ce contexte peut le fragiliser, l’exposer à des moqueries ou à des violences verbales, tant à l’école que dans son quartier », prévient l’autorité de régulation.
Le message du président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, est sans ambiguïté : le vote et l’engagement politique sont des actes réservés aux citoyens en âge de discernement.

Alors que la tension monte à quelques semaines du scrutin du 31 mai, la HAC invite tous les acteurs impliqués — partis politiques, mouvements et candidats indépendants — à faire preuve de retenue et de compréhension. La protection de l’image et de l’avenir de la jeunesse guinéenne doit, selon l’institution, primer sur les ambitions électorales.
Source : Communiqué de la HAC, Conakry, 12 mai 2026.

















