Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget a organisé ce mercredi à Conakry un atelier de restitution sur la mise en place du Fonds Souverain de Guinée. L’objectif était de présenter l’état d’avancement des travaux et de valider les bases techniques avant le lancement juridique du fonds.
Porté par le président Mamadi Doumbouya, le FSG doit permettre de gérer et de valoriser les ressources nationales sur le long terme. Les études ont été conduites avec l’appui de cabinets conseils, de la Banque mondiale et du FMI. Elles ont porté sur la faisabilité juridique, la gouvernance, le modèle financier et les mécanismes de transparence et de contrôle.

Selon Ibrahima Kalil Gueye, directeur général du Fonds Spécial d’Investissement et coordinateur du projet, les conclusions sont désormais stabilisées. L’architecture retenue prévoit une séparation claire entre l’orientation stratégique, la décision d’investissement et la gestion opérationnelle, conformément aux Principes de Santiago. Un modèle financier a également été développé pour simuler l’évolution des ressources du fonds.

Pour la ministre de l’Économie, Mariama Ciré Sylla, ce fonds répond à une question fondamentale : « À qui profite la richesse minière et pour combien de temps ? » Elle a rappelé que la Guinée bénéficie d’un contexte favorable avec le démarrage de Simandou, une croissance estimée à 8,6% en 2026, et une notation souveraine relevée à B+ perspective positive. Le FSG aura pour mission de financer les infrastructures, l’éducation, la santé, mais aussi de stabiliser les finances publiques et de constituer une épargne pour les générations futures.

Le Premier ministre Amadou Oury Bah a insisté sur la nécessité de discipline. « Les revenus de Simandou ne doivent pas être absorbés par les urgences du présent. Ils doivent servir à diversifier l’économie et à préparer l’avenir », a-t-il affirmé. Il a rappelé que le fonds s’inscrit pleinement dans le programme Simandou 2040, qui prévoit plus de 200 milliards de dollars d’investissements.

À l’issue de la rencontre, un rapport de restitution sera transmis aux plus hautes autorités. Il permettra de valider les derniers points techniques et de passer à la phase de création juridique et d’opérationnalisation du Fonds Souverain de Guinée.
Naby Moussa Soumah





















