L’ancienne ministre des Affaires Etrangères Hadja M’Mahawa Bangoura, a rendu l’âme ce vendredi 9 octobre 2026 ici à Conakry, des suites d’une maladie.
Figure marquante de la vie politique guinéenne, elle avait dirigé la diplomatie guinéenne de 2000 à 2002, sous la présidence de feu général Lansana Conté. Connue pour son intégrité, sa dignité et sa fidélité à ses convictions.
Elle a incarné tout au long de son passage à la tête de la diplomatie guinéenne, un véritable leadership féminin. Aujourd’hui, Hadja M’Mahawa Bangoura est partie avec un parcours diplomatique salutaire. Son engagement, son expérience ont contribué à inspirer plusieurs générations de femmes surtout occuper des postes aussi strategiques que la Diplomatie.

L’empreinte qu’elle a laissée au sein de l’administration guinéenne reste notamment visible dans son ancien département ministériel, où une salle de réunion porte son nom en hommage à son parcours.
Ce Dimanche, le gouvernement guinéen, à travers le ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Guinéens Établis à l’Étranger (MAEIAGE), a organisé ce un symposium pour un dernier hommage.
Plusieurs anciens ministres, des diplomates étrangers et nationaux, des membres du gouvernement, des collaborateurs, des proches ainsi que la famille de la défunte. C’est le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, qui a présidé l’événement au nom du gouvernement et du président de la République.

Ibrahima Sory Camara, a au nom de la famille rappelé ceci » perdre une mère est une épreuve immense. Comment trouver les mots justes pour dire ce qu’elle représentait pour nous. Comment résumer une vie entière d’amour, de prière et de protection.
Hadja M’Mahawa Bangoura était une ministre, une diplomate, une figure historique de notre diplomatie. Mais pour nous, elle était simplement « maman ». À l’époque où elle était aux Affaires étrangères, elle arrivait, posait une valise, en reprenait une autre et repartait. Notre mère était notre port d’attache, le refuge où nous nous retrouvions toujours. Maman et moi partagions un lien unique et fusionnel. Elle était ma confidente et j’étais son ami sans filtre. Si je suis devenu l’homme que je suis aujourd’hui, c’est grâce à elle, à sa bienveillance et à sa foi en moi, qui était parfois bien plus grande que la confiance que j’avais en moi-même.
Prenant la parole, Elhadj Fodé Bangoura, oncle de la défunte, a exprimé la gratitude de la famille envers les autorités :

Permettez-moi, au nom de notre famille, de rendre grâce à Allah le Tout-Puissant, le Très Miséricordieux. Dans sa bonté infinie, Il nous a donné Hadja M’Mahawa Bangoura, et dans sa sagesse dont Lui seul a le secret, Il l’a rappelée à Lui. Nous nous inclinons devant Sa volonté et L’implorons d’accorder à notre chère disparue Son pardon et Sa miséricorde.
Monsieur le ministre, la famille de Hadja M’Mahawa Bangoura, la famille de Soumaya et l’ensemble de leurs alliés vous expriment leur profonde gratitude. À travers vous, nos remerciements s’adressent à tous les cadres et au personnel de votre département pour les marques de considération et le soutien apportés. Nous vous prions également de bien vouloir transmettre à Son Excellence Monsieur le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, nos remerciements pour les dispositions prises et pour cet honneur. »

Il a poursuivi en soulignant la portée de cet hommage :« Les paroles élogieuses prononcées ici resteront à jamais gravées dans nos cœurs. Elles renforcent les témoignages éloquents rendus à une femme aimée et respectée. Nous savions que Hadja M’Mahawa Bangoura appartenait à toute la Guinée. Son affection et sa générosité dépassaient le cadre familial. À vous tous qui avez partagé notre peine, merci pour votre présence, vos prières et votre soutien. »
La dépouille a été conduite à la grande mosquée Fayçal pour la prière funèbre, avant l’inhumation au cimetière de Cameroun.
Naby Moussa Soumah




















