L’annonce a été faite ce samedi 23 mai 2026 : la communauté humanitaire est en deuil après la perte de trois bénévoles de la Croix-Rouge basés dans la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo.
Alikana Udumusi Augustin, Sezabo Katanabo et Ajiko Chandiru Viviane ont contracté le virus en mars dernier lors d’une mission de terrain, avant que l’épidémie ne soit officiellement identifiée. Leur disparition tragique souligne les risques extrêmes encourus par les équipes humanitaires opérant dans des zones marquées par l’insécurité.
Cette épidémie, causée par le variant Bundibugyo du virus Ebola, a été déclarée urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS le 17 mai. L’absence de vaccin ou de traitement spécifique pour cette souche rend la situation particulièrement complexe.
En RDC, l’épicentre enregistre 746 cas suspects et 176 décès. La propagation a également touché l’Ouganda, où cinq cas confirmés sont actuellement sous surveillance. Le bilan mondial s’établit à 88 cas confirmés et 10 décès.
Face au risque de transmission internationale, les États-Unis ont imposé des restrictions strictes aux voyageurs ayant séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours. Parallèlement, 23 millions de dollars d’aide ont été débloqués pour soutenir la riposte.
Sur le continent africain, la vigilance est maximale. Les principaux hubs de transport, notamment en Afrique de l’Ouest, ont activé des protocoles de surveillance sanitaire. La priorité des agences internationales demeure l’isolation rapide des cas et le renforcement des contrôles aux frontières pour tenter d’endiguer la progression du virus.
Source La télévision Ghanienne

















