Ce 26 septembre 2026 marque un seuil douloureux mais empreint de fidélité : cela fait exactement neuf mois, soit 274 jours, que tu nous as quittés ce tragique 26 décembre 2025 en Sierra Leone. À travers ces lignes, c’est toute la profondeur d’un amour filial et d’une mémoire indélébile qui s’exprime.
« Faire partie de cette grande fratrie de 12 enfants que tu as mis au monde est une immense fierté. Mais avec le recul, une vérité s’impose à moi : personne ne peut remplacer l’amour d’une mère, ni la place qu’elle occupe dans le cœur d’un enfant. D’autres peuvent t’aimer ou t’aider, mais cet amour inconditionnel, cette dévotion pure, il n’y a que maman pour l’offrir. Elle était prête à tous les sacrifices pour nous, jusqu’à se priver de tout ou porter nos souffrances.
Je me rappellerai toujours de ses conseils précieux lorsque je l’appelais pour lui confier mes difficultés. Elle me disait : “Va prier. Prie le Tout-Puissant. Moi-même, je prie pour toi. Ou bien envoie l’argent, je vais aller à la mosquée le donner aux imams pour qu’ils prient pour toi. Mais ne va jamais voir un féticheur, ne cherche jamais à régler tes problèmes par de faux moyens en oubliant que ton Créateur peut accomplir ce que personne d’autre ne peut faire.” Ses paroles restent ma boussole de tous les jours. »
Neuf mois après la disparition de Böbö Bangoura, la douleur se lit encore dans chaque ligne, mais elle se transforme surtout en un héritage spirituel d’une force inouïe. Perdre sa mère, c’est perdre son premier bouclier et la voix qui ramenait toujours la paix dans les moments de doute.
À travers ce témoignage, on découvre l’âme d’une femme de foi, profondément ancrée dans les valeurs de dignité et de piété. Dans les moments de galère, là où d’autres auraient pu céder à la facilité ou aux raccourcis occultes, elle montrait la seule voie valable : celle de l’invocation et de la confiance absolue en Dieu. Cet enseignement est le plus beau viatique qu’une mère puisse léguer à ses enfants. Même si l’absence physique est lourde à porter, le chemin tracé par ses prières continue de guider ses enfants pas à pas.
« Seigneur, Toi qui es le Tout-Puissant, le Clément, le Miséricordieux, je m’humilie devant Toi en ce jour pour implorer Ta grâce en faveur de ceux qui m’ont aimé avant même que je ne sache ce qu’est l’amour.
Ô Allah, déverse Ton immense miséricorde sur ma mère chérie, Böbö Bangoura, et sur mon cher père Hady Doumbouya, rappelé à Ta miséricorde depuis le 12 février 2005. Ils ont veillé sur nous, ont combattu les difficultés de la vie avec courage et ont guidé nos pas dans la droiture. Récompense leurs immenses efforts au centuple.
Pardonne leurs péchés, efface leurs failles, élargis leur dernière demeure et illumine leurs tombes de Ta lumière infinie. Accueille-les, par Ta clémence, dans Ton paradis éternel (Al-Firdaus), là où règnent la paix et le bonheur suprême.
Préserve-nous, nous qui sommes restés ici-bas, donne-nous la force de perpétuer leurs belles valeurs, de rester unis comme ils l’auraient souhaité et de ne jamais nous écarter de Ton droit chemin. »
Doumbouya Ibrahima Sory, pour VoixDAfrique224.com 610 62 65 59





















