La Fondation Caritative de la Famille Makongo (MAFAC) adresse ses plus sincères condoléances et toute sa compassion aux commerçants et aux familles touchés par le tragique incendie du marché central de N’Zérékoré. Votre douleur est notre douleur, et vos pertes sont nos pertes. Sachez que vous n’êtes pas seuls : toute la nation est à vos côtés. Que cette tragédie soit le résultat d’un accident, d’une négligence ou d’un acte intentionnel, nous ne le savons pas encore. Mais nous savons une chose : lorsque les hommes et les femmes se serrent les coudes, ils peuvent surmonter les épreuves les plus difficiles.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que la Guinée est frappée par de grands incendies. Les responsables, quels qu’ils soient, doivent comprendre que les marchés sont le gagne-pain des citoyens ordinaires qui travaillent dur pour nourrir leurs familles. Détruire le fruit de leurs efforts, leurs espoirs et leurs moyens de subsistance ne peut jamais être justifié. Depuis des années, la MAFAC œuvre pour l’unité, le vivre-ensemble et la paix, convaincue que ce sont les seuls chemins vers la survie collective et le progrès commun. La Guinée est plus forte lorsque nous nous soutenons mutuellement et plus faible lorsque nous nous divisons. Aujourd’hui, nous sommes aux côtés des victimes. Demain, nous continuerons à être à leurs côtés. Ensemble, nous reconstruirons, nous nous relèverons et nous avancerons. Que l’unité soit plus forte que la tragédie, et que l’espoir renaisse des cendres.
Dr David Makongo, Fondateur et Président de la MAFAC
Révolution aurifère : La Guinée impose la transformation locale pour bâtir sa souveraineté économique
La décision de la Guinée d’exiger que tout l’or produit sur son territoire soit raffiné et certifié en Guinée avant son exportation n’est pas une attaque contre les investisseurs. C’est une déclaration de souveraineté économique. Pendant trop longtemps, l’Afrique a exporté ses matières premières et importé la pauvreté. En raffinant son or sur place, la Guinée crée des emplois, conserve une plus grande part des revenus, renforce la traçabilité, lutte contre la contrebande et accélère son industrialisation. Soyons clairs : ce n’est pas une nationalisation, c’est un acte de dignité nationale. L’État ne s’approprie pas l’or des sociétés minières ; les entreprises demeurent propriétaires de leur production et de leurs bénéfices. La seule exigence est que la valeur ajoutée soit créée en Guinée avant l’exportation.
La Guinée accueille favorablement les investissements étrangers et en a besoin. Mais l’investissement doit être un partenariat où les investisseurs et le peuple guinéen en tirent tous deux des bénéfices. Pour assurer le succès de cette politique, la Guinée doit renforcer le contrôle de ses frontières, combattre le trafic d’or, formaliser l’exploitation minière artisanale, garantir que les services de raffinage répondent aux normes internationales et accorder une période de transition raisonnable aux entreprises disposant déjà d’accords de raffinage à l’étranger. La question est simple : la Guinée doit-elle continuer à exporter sa richesse brute et à importer la pauvreté, ou doit-elle créer des emplois, des industries et la prospérité sur son propre sol ? Cette politique ne vise pas à fermer la porte aux investisseurs. Elle vise à ouvrir la porte à la création de valeur en Guinée. L’or de la Guinée ne doit plus exporter les emplois, l’expertise et la prospérité vers l’étranger pendant que le peuple guinéen demeure pauvre. Il y a deux ans, j’avais déjà identifié la transformation locale de l’or, de la bauxite et des fruits comme la clé pour permettre à la Guinée, à sa jeunesse dynamique, à ses femmes, à ses enfants et aux générations futures de sortir durablement de la pauvreté.
Dr David Makongo




















