Une vague d’assainissement foncier d’une rare fermeté secoue actuellement la préfecture de Coyah. Conduite par une forte délégation, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), sous la houlette de son procureur spécial, a mené une descente inopinée sur le terrain. Une opération coup de poing qui marque un tournant décisif dans la traque acharnée menée contre la mafia des terres publiques, ces immenses domaines arrachés illégalement à la collectivité et qu’il s’agit désormais de reconquérir à tout prix.

Face à cette offensive judiciaire d’envergure, les autorités locales affichent un front uni et résolu. Ousmane Lansary Sylla, à la tête de la Direction préfectorale de l’Urbanisme et de l’Habitat, a tenu à réitérer l’engagement total de ses services aux côtés de la juridiction financière. Dans une démarche saluée par le parquet, sa direction s’est engagée à jouer un rôle pivot pour identifier, nettoyer et reverser ces biens spoliés dans le portefeuille public, scellant ainsi une alliance stratégique avec les régisseurs du patrimoine bâti.

Encouragé par cette dynamique locale constructive, le procureur spécial a haussé d’un ton les exigences de la mission en ordonnant la mise en place immédiate d’une commission mixte. Placée sous la férule de l’inspection régionale, cette structure d’intervention multisectorielle devra mobiliser conjointement les experts de l’Habitat, de l’Agriculture, de l’ANAM et de l’Environnement. Sa feuille de route est claire : cartographier de fond en comble la préfecture pour inventorier la moindre parcelle confisquée au détriment du peuple.

Les projecteurs de cette vaste enquête sont d’ores et déjà braqués sur des zones sensibles et hautement stratégiques. Les regards inquisiteurs de la commission s’attarderont en priorité sur les vastes chantiers de remblaiement repérés à Moukarimouya, dans la localité de Doumbouya, ainsi que sur ceux de Gberema, situés au cœur du quartier de Somayah-Fory. Autant de sanctuaires écologiques et fonciers devenus le terrain de jeu favori d’investisseurs véreux et d’usurpateurs sans foi ni loi.

À travers cette descente musclée, la justice financière envoie un signal fort et sans équivoque à tous les pilleurs de biens publics. Il ne s’agit plus seulement de constater les dégâts, mais de restaurer l’autorité de l’État et de sanctuariser définitivement chaque mètre carré du domaine national contre les appétits voraces de la pègre foncière.
La rédaction voixdafrique224.com






















