Un drame de la route s’est produit ce vendredi 4 septembre 2026, entre 15h et 16h, à Sangoyah 3e Porte, dans la commune urbaine de Matoto. Le bilan fait état d’une jeune femme tuée, âgée d’environ 23 à 24 ans, fauchée dans des circonstances particulièrement tragiques.
Le récit du témoin oculaire

« Le motard était en train de rouler, maintenant le camion voulant dépasser la moto, maintenant le camion a percuté un peu l’arrière de la moto. l’homme, il s’est vite relevé, la femme ne pouvant pas se relever, le camion l’a traînée jusqu’à 200m. c’est une jeune femme, son âge on peut dire de 23 ans comme ça c’est ce que j’ai vu.» a expliqué Ibrahima Sandjo Baldé
L’appel poignant d’une riveraine
Profondément indignée par la tragédie, une habitante s’est exprimée en langue locale pour dénoncer l’insécurité routière chronique engendrée par les poids lourds :

« C’est un camion gros porteur qui a commis cet acte. Un camion qui fauche une vie de la sorte, pour s’extraire à peine une minute plus tard, cela ne devrait jamais se tolérer. Regardez par vous-mêmes, car les conducteurs de ces camions roulent à tombeau ouvert sans le moindre égard pour les usagers. J’en appelle solennellement aux plus hautes autorités, à commencer par le président de la République de Guinée : aidez-nous à prohiber la circulation de ces gros porteurs en pleine journée, car nos vies sont sacrifiées. »

Cette énième collision mortelle relance avec acuité le débat sur la régulation de la circulation des poids lourds en zones urbaines denses. Alors que les drames se succèdent sur les axes routiers de la capitale, les riverains placent désormais leurs espoirs dans des décisions fermes des pouvoirs publics afin de sanctuariser les rues et de préserver des vies humaines.
Doumbouya Ibrahima Sory, pour VoixDAfrique224.com 610 62 65 59





















