Le Fonds de Développement Industriel et des PME (FODIP) a lancé, ce mardi 4 août ici à Conakry, le Club des Financeurs de Guinée, une plateforme de concertation destinée à rapprocher les institutions financières et les petites et moyennes entreprises (PME) guinéennes en quête de financement.
Une cérémonie, présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, qui a réuni le secteur économique et financier de la République de Guinée, notamment des banques, des établissements de microfinance, des structures d’accompagnement et des partenaires intervenant dans le financement des entreprises.
Prenant la parole à cette occasion, le directeur général du FODIP, Fonds de Développement Industriel et des PME, Mamadi Dioubaté a rappelé le motif principal qui, selon lui, il y a deux mois, a permis de lancer la semaine du financement des entreprises guinéennes ici à Conakry qui a réuni un peu plus de 1 200 personnes.
L’une des annonces fortes de cette semaine du financement était le lancement du Club des Financeurs de l’entreprise guinéenne. Donc aujourd’hui, ce club est officiellement lancé par M. le ministre de l’Industrie et du Commerce.

« L’objectif du club est de faire trois choses en réalité : premièrement, réunir les acteurs du financement en République de Guinée autour d’une même table pour échanger sur les dossiers de financement que le FODIP reçoit. Le deuxième volet du club est simplement de permettre à ces acteurs de se positionner sur les dossiers que le FODIP leur transmet. Et puis le troisième volet est de remonter les enjeux en termes de réglementation, de fiscalité et des difficultés pratiques auxquelles les institutions de financement des entreprises en Guinée sont confrontées, pour que nous, en tant qu’institution de l’État, remontions aussi ces informations auprès des autorités pour trouver des solutions idoines afin que, demain, les PME aient accès au financement. »
Selon le directeur, le rôle du club est de réunir ces acteurs-là pour poser cette question. Et l’une des problématiques que les banques communiquent, notamment à travers le FODIP, est de dire que les PME ne sont pas structurées. Mais ce ne sont pas toutes les PME qui ne le sont pas, certaines le sont. Et le rôle de l’État en tant que FODIP aujourd’hui est d’aider aussi à structurer ces PME pour que, demain, les banques n’aient plus rien à dire d’autre que de financer ces acteurs, a rappelé M. Dioubaté.
Parlant des perspectives, le directeur a mis l’occasion à profit pour dire qu’on va se réunir tous les trois mois au sein du club pour examiner les dossiers afin de statuer sur ceux qui retiennent l’appétit des banques et des structures assimilées, et puis remonter des informations.

« Aujourd’hui, en termes de résultats à atteindre, on sera très exigeant sur le nombre de dossiers qu’on transmet aux banques et aux structures assimilées, le nombre de dossiers effectivement accompagnés, ceux qui ne sont pas accompagnés, les raisons pour lesquelles ces structures-là ne le sont pas, et situer les responsabilités de part et d’autre pour qu’ensemble nous puissions accompagner l’écosystème entrepreneurial en Guinée, » a précisé le directeur général du FODIP.
Naby Moussa Soumah





















