La première édition de la Semaine du Financement des Entreprises Guinéennes (SFEG 2026), placée sous le haut patronage du Président de la République, le Colonel Mamadi Doumbouya, a débuté ce lundi 8 juin 2026. Organisée par le Ministère de l’Industrie et du Commerce, via le Fonds de Développement Industriel et des PME, cette rencontre ambitionne de bâtir un écosystème propice à la croissance, en réunissant décideurs politiques, institutions financières et chefs d’entreprises.
M. Mamadi Djoubaté, Directeur Général du fonds de développement de l’Industrie et des PME, a dressé un constat sans appel sur la fracture actuelle du marché :

« Le financement est disponible, avec plusieurs centaines de milliards au sein des banques, mais 95 % des entrepreneurs sont encore sans accès à ces fonds. L’offre ne rencontre pas la demande. Notre objectif sur ces trois jours est de réunir les deux parties sous l’œil des services spécialisés et des partenaires techniques pour identifier concrètement ce qui ne fonctionne pas. Nous voulons passer des discussions théoriques aux résultats tangibles. »
Le directeur Bah Aliou, soulignant l’importance de la confiance réciproque, a insisté sur les responsabilités de chaque partie :

« Notre ambition est que les banques et le monde entrepreneurial se comprennent enfin. Il est impératif que les banques commerciales facilitent l’accès au financement, mais il est tout aussi crucial que les entrepreneurs acceptent de se formaliser. La formalisation ne se limite pas à l’obtention du RCCM ou du NIF ; elle implique une refonte de la gouvernance et de la structuration de l’entreprise pour inspirer la confiance des institutions bancaires. Nous agissons ici en tant que témoins et facilitateurs pour concrétiser ces engagements par la signature de conventions. »
Ismaël Nabé Vice-Président du Patronat Guinéen (CGE-GUI), a réitéré l’engagement du secteur privé dans cette dynamique :

« C’est un regard remarquable que nous portons sur cet événement. Le chef d’entreprise est celui qui prend des risques pour créer de la valeur, des emplois et de la richesse. Or, toute activité économique nécessite un financement. L’entreprise est, en quelque sorte, le partenaire clé de l’État, car c’est par la valeur ajoutée que nous créons que l’État génère ses recettes fiscales. Il est donc indispensable d’intégrer cette réalité au cœur de nos réformes pour bâtir une économie compétitive. »
Cette initiative marque ainsi une volonté commune de transformer durablement l’environnement des affaires, en favorisant une synergie concrète entre les besoins des PME et les capacités d’investissement du secteur bancaire guinéen.
Dépêche Aboubacar Camara D’Afrique224.com.com 610 62 65 59

















