La Présidence de la République et le gouvernement ont tenu ce lundi, 19 Octobre dans la salle de conférence de la plage Camayenne, une conférence de presse conjointe consacrée à l’actualité nationale.
Au cours de cette rencontre, le Général Amara Camara, porte-parole de la Présidence de la République accompagné de son adjoint M. Thierno Mamadou Bah, et Faya François Bourouno, porte-parole du
Gouvernement, ont répondu aux questions de la presse.
Ce format conjoint traduit une exigence de cohérence sur les sujets qui engagent la Nation. Il faut souligner que la Présidence est en charge des orientations et le Gouvernement la mise en œuvre sur les ministres assurent les précisions propres à leur secteur…
Revenant sur l’Adresse à la Nation prononcée le 1er octobre par le Président de la République le
Général Mamadi Doumbouya, à la veille du 68e anniversaire de l’indépendance, le porte-parole de la
Présidence a souligné qu’il s’agissait « non d’un discours de commémoration, mais d’un discours d’orientation ». La souveraineté conquise le 2 octobre 1958 ne se proclame pas, elle se construit chaque jour.
Quatre orientations structurent cette feuille de route dont
la jeunesse, dont l’avenir est en Guinée et non sur les routes de l’immigration irrégulière,
la transformation des ressources nationales, afin que Simandou 2040 se traduise en emplois, en
compétences et en infrastructures pour tous les Guinéens.
L’ordre et la discipline, garanties que la règle est la même pour tous l’unité nationale, car la République n’appartient à aucun clan.
A souligné le porte parole de la présidence.
Selon lui, « ces orientations dessinent une méthode, que l’ensemble des sujets abordés a illustré, fermeté sur les principes, l’humanité dans l’application, unité dans l’action, La grâce présidentielle, une clémence responsable ».

»Par décret D/2026/299/PRG/SGG du 2 octobre 2026, le Chef de l’État a fait usage du droit de grâce que
lui confère la Constitution : 217 condamnés ont bénéficié d’une remise totale de leurs peines privatives de liberté. La grâce ne remet en cause ni les décisions de justice ni les droits des victimes.
Conformément à l’article 2 du décret, le bénéfice de la grâce est subordonné à un stage
d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion de 45 jours, organisé par l’arrêté conjoint
N°839/MJDH/MDN/SGG du 5 octobre 2026″ a rappelé le général Amara Camara.
Ce stage poursuit trois objectifs dont, prévenir la récidive, en ménageant entre la détention et la liberté, au moment où le risque
de rechute est le plus élevé; renforcer le civisme et l’attachement à la patrie, par la connaissance des droits et des devoirs et le respect des institutions ; préparer le retour dans la famille, dans la communauté et dans la vie professionnelle.
Pour lui, le programme est conçu, conduit, supervisé et financé par le ministère de la Justice et des Droits de l’homme. Le ministère de la Défense met à la disposition le site et appuie l’encadrement et la
sécurité, Il ne constitue pas une peine supplémentaire, et la dignité des bénéficiaires y est pleinement
respectée.
Sur l’hommage à M. Sidya Touré, la Présidence de la République et le Gouvernement s’inclinent devant la
mémoire de M. Sidya Touré, ancien Premier ministre, décédé à Paris le 25 septembre 2026. Économiste
chef du Gouvernement de 1996 à 1999, puis président de l’Union des forces républicaines. Dans le même esprit, le Chef de l’État avait autorisé le 19 septembre, à titre
exceptionnel et pour des raisons exclusivement sanitaires, l’évacuation de l’ancien Premier ministre Kassory Fofana et de l’ancien président de l’assemblée nationale Amadou Damaro Camara
vers des structures de soins appropriées, après une dégradation documentée de leur état de santé
»Cette décision n’est ni une amnistie, ni une grâce. ni un arrangement, car dit-il les décisions de justice demeurent entières, et nul n’est au-dessus de la loi. Mais un État fort n’est pas un État sans cœur. Des situations différentes, une même ligne et les divergences du moment ne doivent jamais avoir raison de notre commune appartenance à la Guinée. La Guinée que veut le Chef de l’État est un pays sans haine ni harcèlement ».
Sur la question des plastiques à usage unique: le cap est maintenu, le rythme est adapté
l’interdiction des emballages et objets plastiques à usage unique, prévue par le décret du 21 septembre 2024 est effective depuis le 20 septembre 2026. Elle répond à une urgence sanitaire et
environnementale.
Selon les conférenciers, le Président de la République a accordé un moratoire de six mois limité à la production des sachets
d’eau minérale et minéralisée. Le porte-parole du Gouvernement en a précisé la portée : » écouter n’est
pas reculer ».
Pour Faya François Bourouno, le moratoire est une mesure ciblée et limitée dans le temps, pour garantir la continuité de l’accès à l’eau potable, maîtriser les prix et laisser aux producteurs le temps d’adapter leurs lignes et d’organiser la collecte et la valorisation des sachets.
Au terme de la conférence, la Présidence de la République et le Gouvernement ont pris trois objectifs majeurs notamment, maintenir l’interdiction des plastiques à usage unique et mener le moratoire sur l’eau en sachet à
son terme, sans nouveau report.
Contrôler le prix plafonné de l’eau en bouteille et sanctionner toute spéculation. Prendre compte: un point d’étape public sur l’interdiction.
Le Général Amara Camara a enfin appelé chaque citoyen et en premier lieu la jeunesse, à bâtir ensemble une Guinée souveraine et prospère.
Naby Moussa Soumah























