Suite au passage du Ministère de l’urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire la semaine dernière les agents sur le terrain au compte du MUHAT ont cochés des concessions des anciens natifs de Ratoma Centre dans la commune de Ratoma tout en les rappelant de quitter les lieux d’ici 72 heures.
Pour ceux, les occupants de ladite localité à savoir la communauté Baga qui fut les premiers occupants de ce domaine bien avant l’arrivée de la SEG et la création de la forêt classée de kakimbo affirment qu’ils sont les autochtones de ce quartier et lance un appel à l’endroit de l’Etat pour mettre les choses au claire.
D’une part, selon un ancien natif et premier imam de la grande mosquée de Ratoma centre , il affirme que l’Etat doit s’informer sur l’histoire de ce domaine avant de venir déguerpir les citoyens

<< Dans la vie, au début de toute chose commence par Bismillah et termine par Alhamdou lillah. Et moi j’étais couché chez moi et j’ai entendu les enfants venir crier qu’ils sont venus cocher nos maisons pour nous déguerpir dans 72 heures et je les ai dit que ce n’est pas vrai l’Etat ne peut pas faire cela parce qu’il ne peut pas loger quelqu’un et venir le déloger dans 72 heures. Je demandé est-ce que ces agents sont venus avec un document prouvant qu’ils doivent nous déguerpir ? Et l’Etat ne peut pas le faire sans nous faire appel comment nous avons occupé ce domaine pour se renseigner sur l’historique, Et le quartier Ratoma a été fondé en 1700 , donc Kakimbo vient de la grotte et à chaque fois que l’état venait pour consulter la créature infernale de cette grotte il se referait de la communauté Baga pour les accompagner, et ce domaine appartient à deux familles à savoir les M’bonkya et konaya allant jusqu’à Bambeto. Donc si ceux-ci viennent nous déguerpir directement sans nous consulter je dirai qu’ils nous ont manqué de respect et pourtant c’est nous les gardiens de kakimbo.>> a dit Elhadj Ousmane Aziz Camara.

Il poursuit, que certainement l’Etat veut faire disparaître la communauté Baga de la Guinée et plus précisément en Basse côte, et ne pas être sur que le président de la République n’est pas informé de ce déguerpissement et lance alors un appel à l’autorité compétente ainsi qu’au président de s’intéresser à leur cri de coeur.
D’autre part, pour cet autre citoyen, il insiste sur une assise avec l’Etat pour trouver une solution face à cette situation

<< Nous demandons au président et aux membres du gouvernement de venir vraiment à Ratoma pour s’enquérir des réalités pour trouver solution à ce problème, parce que les maisons cochées au bord de la route et la rivière de kakimbo il y a une grande différence. Nous ne sommes pas contre l’Etat mais nous demandons de venir voir les réalités parce qu’on ne peut rien dire sans venir sur le terrain, parce qu’ils sont venus sans s’informer, sensibiliser et essayer de voir quelles sont les maisons doivent être coché mais ils sont venus brusquement en pleine journée pour cocher les maisons pêle-mêle en mettant immédiatement de déguerpir dans 72 heures et cela fait peur à la population. Donc nous demandons encore une fois à l’Etat de venir sur le terrain car il y a déjà des gens qui ont des titres foncés.>> a souligné Mr Condé Seydou.
Les citoyens rappellent que tous les anciens régimes étaient venus s’informer sur le domaine de la forêt classée de kakimbo et ont mit des limites entre la forêt et la population.
Dépêche : Fodé Touré 622 62 28 14






















