CONAKRY– Ce samedi 16 mai, les premières précipitations significatives de la saison se sont abattues sur la capitale guinéenne. À Kissosso dans la commune de Matoto, un quartier de la haute banlieue de Conakry, cette pluie a immédiatement donné lieu à des scènes d’accumulation massive de déchets, plongeant les riverains et les commerçants dans l’inquiétude face aux risques sanitaires et environnementaux imminents. En l’espace de quelques heures, les eaux de ruissellement ont charrié des quantités impressionnantes de sacs plastiques, de bouteilles usagées et d’ordures ménagères. Faute d’exutoires libres, ces détritus ont rapidement obstrué les réseaux d’évacuation, provoquant des stagnations d’eau critiques au niveau des principales artères et devant les commerces.

Le cri du cœur des acteurs locaux
Pour les usagers et les résidents du quartier, ce scénario, bien que répétitif, devient insoutenable dès le début de l’hivernage. Ousmane Diallo, commerçant établi à Kissosso, pointe du doigt la responsabilité partagée entre l’incivisme et le manque d’infrastructures : « Cette situation s’explique par les dépôts anarchiques d’ordures et le manque d’entretien des systèmes d’évacuation. »


Ce premier incident climatique de l’année sonne comme un avertissement pour les autorités communales et les services de salubrité publique. Alors que la saison des pluies ne fait que commencer, les acteurs locaux relancent un appel pressant pour
Curer d’urgence les caniveaux et fluidifier le passage des eaux de ruissellement.
Sensibiliser les populations à une gestion responsable des déchets ménagers pour stopper les jets d’ordures dans les cours d’eau.

Sans une réaction rapide et coordonnée, les semaines à venir risquent de transformer ces désagréments temporaires en véritable crise humanitaire et urbaine pour plusieurs quartiers de la capitale.
Doumbouya Ibrahima Sory 610 62 65 59

















