L’épidémie d’Ebola en province d’Ituri (RDC) franchit un cap critique. Sans vaccin disponible pour la souche en cause, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de déclencher l’urgence sanitaire internationale.
📈 Un bilan déjà lourd et flou
Le bilan provisoire affiche déjà 88 morts et 336 cas suspects. Cependant, l’OMS redoute une propagation bien plus vaste, cachée par le manque de dépistage sur le terrain. Le « patient zéro » identifié est une infirmière de Bunia, tombée malade fin avril.
❌ Le piège de la souche « Bundibugyo »
Contrairement aux précédentes épidémies, le virus actuel appartient à la souche Bundibugyo. Il n’existe aucun vaccin ni traitement spécifique pour celle-ci, et son taux de mortalité peut atteindre 50 %.
🚨 Urgence sur le terrain et menace régionale
La situation logistique et sanitaire est dramatique :
Pas d’isolement : Faute de centres adaptés, des malades meurent chez eux, et la manipulation des corps par les proches accélère les contaminations.
Frontière franchie : Un premier cas mortel a déjà été signalé en Ouganda voisin (un Congolais hospitalisé à Kampala), faisant craindre une crise régionale.
Face à ce manque de structures et à un virus sans traitement, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) prépare une intervention lourde. L’appel de l’OMS est un cri d’alarme : sans aide internationale immédiate, le pire est à venir.
Par voix D’Afrique224.com

















