Le 6 août 2026, en marge du Forum Social Mondial de Cotonou, l’organisation TLP-Guinée (Tournons La Page) a officiellement inauguré une plateforme numérique dédiée à la mémoire et à la documentation des violations des droits humains en Guinée. Cet outil participatif et sécurisé, accessible via le site https://memoireguinee.org, a pour mission essentielle de collecter, vérifier et rendre visibles les témoignages ainsi que les données factuelles relatives aux atteintes graves aux droits fondamentaux enregistrées dans le pays depuis septembre 2021.

Face à une tendance préoccupante à l’effacement de la mémoire collective et à l’impunité, cette initiative se positionne comme un rempart citoyen indispensable. Elle vise à documenter systématiquement les arrestations, les détentions et enlèvements arbitraires, ainsi que les exécutions extrajudiciaires et les actes de torture perpétrés au cours de cette période. La plateforme offre un espace protégé permettant aux victimes et à leurs familles de déposer leurs récits, facilitant ainsi le suivi rigoureux des exigences de vérité et de justice.
Dans le cadre de cette démarche, TLP-Guinée déploie, du 20 août au 21 septembre 2026, une vaste campagne de documentation et de plaidoyer. Avec plus de 70 personnes tuées par les forces de défense et de sécurité, au moins 35 cas de disparitions forcées et 12 cas d’enlèvements arbitraires déjà recensés, l’urgence de briser le silence est absolue. Il s’agit de redonner un visage et un nom à chaque victime, tout en soulignant que documenter ces faits ne constitue en aucun cas une accusation directe, mais une étape cruciale pour permettre à la justice de remplir son office.
À travers cette mobilisation, la société civile guinéenne appelle solennellement les autorités nationales, la communauté internationale, ainsi que l’ensemble des acteurs techniques et financiers, à apporter un soutien ferme à cette entreprise de mémoire. En invitant chacun à contribuer activement sur https://memoireguinee.org, TLP-Guinée réaffirme sa volonté de transformer cette mémoire collective en un moteur de justice et de réconciliation nationale, afin de garantir que plus jamais une victime ne soit condamnée à l’oubli.
La rédaction voixdafrique224.com






















