Le gouvernement libérien a placé la question de la présence des ressortissants burkinabè au cœur de ses préoccupations sécuritaires et administratives. Avec une population estimée à 140 000 personnes réparties sur l’ensemble du territoire, notamment dans les comtés de Grand Gedeh et de River Cess, les autorités estiment qu’il est devenu impératif de mettre en place un cadre de suivi rigoureux. La porte-parole de la présidence, Kula Fofana, a récemment souligné l’urgence de la situation, affirmant que le gouvernement doit impérativement instaurer des mesures de documentation :

« Il y en a environ 140 000. Ils sont dans le Grand Gedeh, le River Cess et d’autres parties du pays. C’est alarmant, et le Président maintient que des mesures doivent être mises en place pour les documenter correctement. »
Cette dynamique, largement soutenue par une demande locale dans le secteur agricole, a été expliquée par la porte-parole de la présidence, qui souligne la responsabilité des citoyens dans ce flux migratoire :

« Il vous intéressera de savoir que certains de ces Burkinabè viennent à l’invitation des Libériens. Le coût de la main-d’œuvre est moins élevé, et la force de travail de ces Burkinabè est plus importante. Donc, ils viennent sur invitation des Libériens. » Ce constat met en lumière une réalité où l’attractivité économique du secteur agricole libérien supplante, pour l’heure, les mécanismes de contrôle migratoire traditionnels.
Face à ces enjeux, la présidence a mandaté la Commission libérienne pour le rapatriement et la réinstallation des réfugiés (LRRRC) ainsi que le Service d’immigration du Liberia pour restructurer la gestion de ces populations. Kula Fofana a précisé l’ampleur du défi démographique :

« L’équipe de la LRRRC et les autorités de l’Immigration travaillent à mettre en place les structures nécessaires pour les documenter. La majorité de ces Burkinabè sont des jeunes. C’est une préoccupation pour le pays. C’est une préoccupation pour le Président. »
La priorité des autorités demeure désormais l’identification systématique de ces résidents, transformant une situation longtemps restée informelle en un processus de séjour légal et encadré. L’État réaffirme ainsi que, si le pays reste ouvert, l’installation de ressortissants étrangers sur son sol doit impérativement se conformer aux structures administratives établies. La situation demeure sous haute surveillance, alors que les autorités poursuivent leurs évaluations sur le terrain pour harmoniser la présence de ces travailleurs avec les exigences de sécurité et de stabilité du pays.
Source : la présidence libérienne

















