Ce mercredi 19 août 2026, la tension est montée d’un cran derrière la mairie de Matam, au cœur de la gare routière. Un nouvel affrontement entre les agents de sécurité et les chauffeurs a laissé un bilan alarmant de plus de 20 camions lourdement endommagés, avec les vitres et les pare-brise fracassés. Pour ces professionnels de la route, ce énième passage en force s’ajoute à une longue liste de tentatives d’expulsion.
Sur place, la colère laisse place à l’incompréhension.

« C’est Ousmane Horoya qui nous a contactés pour nous faire savoir que le ministre Ousmane Gaoual a ordonné de dégager les camions et les chauffeurs d’ici afin d’aménager une autre gare routière », témoigne Mamadi Sidibé, transporteur sur l’axe Conakry-Dabola.
Un second chauffeur prend le relais, la voix empreinte d’amertume :

« Nous ne refusons pas de partir, mais nous demandons à l’État de nous trouver un autre endroit où aller avant de nous déplacer ; au cas contraire, nous n’avons absolument nulle part où stationner nos véhicules. »
Pourtant, ces pères de famille l’assurent : ils ne s’opposent en rien au développement urbain. Mais faute d’un site de repli viabilisé, cette méthode brutale menace directement leur survie économique et ne fait que raviver un sentiment d’injustice.
Face à cette impasse, les transporteurs lancent un appel pressant aux autorités : trouver une alternative concrète avant d’exiger leur départ, sous peine de voir ce bras de fer s’enliser durablement.
Dépêche Aboubacar Camara, pour VoixDAfrique224.com






















