Le directeur général du quotidien national Horoya fils de la localité a accordé ce matin un entretien à notre rédaction relative à Tokounou érigée en préfecture par décret présidentiel. Prenant la parole à cette occasion, Ibrahima Koné a mis l’occasion à profit pour remercier le chef de l’État pour sa clairvoyance et aussi le gouvernement pour la dynamique amorcée afin de décentraliser les localités pour faciliter le développement à la base.
Pour la petite histoire, il faut comprendre que Tokounou, c’est un des gros villages qui sont restés en marge de la décomposition ou de la décentralisation dans notre pays depuis plus d’une cinquantaine d’années parce que Tokounou est devenue sous-préfecture en 1961. De 61 à nos jours, vous allez vous dire qu’il y a beaucoup d’eaux qui ont coulé sous le pont, a rappelé Ibrahima Koné.

Aujourd’hui, les ressortissants de Tokounou, il y a beaucoup beaucoup de cadres qui se sont ajoutés sur la préfecture de Kankan pour faire la fierté des enfants de la Haute-Guinée. Sur ce, je me dis que si aujourd’hui, au temps du Chef de l’État, Mamadi Doumbouya, il y a une correction et que Tokounou est devenue préfecture, et tant d’autres villages de notre pays, que je ne peux pas citer tous, qui sont passés préfecture, pour moi, c’est de remercier les autorités, a fait savoir M. Koné.

Tokounou se trouve à 135 km de Kankan, près de Kissidougou et est un maillon essentiel, c’est un grenier même, je peux dire. C’est un grenier de la Haute-Guinée en matière rizicole. Aujourd’hui, Tokounou présente des potentialités agricoles, minières et tant d’autres notamment l’immensité des bas-fonds, l’immensité des plaines agricoles, l’immensité des ressources qu’on a et aujourd’hui avec le projet Simandou 2040. Et cette préfecture, elle est vraiment riche en matière de ressources.
Parlant des travaux à l’intérieur du pays, le DG a souligné que les travaux tardent un peu puisque les travaux tardent un peu, mais c’est d’en appeler les autorités que tout ce qui est travaux de façon générale en Haute-Guinée, surtout des routes, tarde. Ça, c’est de notre devoir de montrer qu’il y a la volonté du chef de l’État, mais il y a des retards sur l’exécution des travaux, que ça soit Kankan-ville, que ça soit les périphéries de Kankan, que ça soit à Tokounou ou à Moribaya, que ça soit dans la région de Kouroussa, à Siguiri. Partout où je suis passé, il y a un retard colossal sur tout ce qui est travaux d’infrastructures routières en République de Guinée, a rappelé M. Koné.
Aujourd’hui, j’en appelle à l’union sacrée des enfants de Tokounou. Car, dit-il, l’union sacrée des enfants de Tokounou autour de la réalité, autour de l’émergence de Tokounou. Et je pense que c’est possible puisque Dieu a tout donné à Tokounou. On a de l’eau, on a des terres cultivables, on a du poisson, on a nos agoutis qui continuent à pousser.
Naby Moussa Soumah





















