À la faveur d’une inspection de terrain effectuée ce mercredi 4 novembre 2026 dans la préfecture de Dubréka, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Ibrahima Sory II Tounkara, a pris la mesure de l’état d’avancement des travaux du centre pénitentiaire de Yorokoguiyah. Convaincu de l’opportunité stratégique d’une telle infrastructure, le Ministre s’est félicité de la conduite du chantier tout en exhortant l’entreprise adjudicataire à intensifier le rythme d’exécution pour garantir une livraison optimale dans les délais prévus.
Aux côtés des hauts cadres de son département, le Garde des Sceaux a rendu hommage à la vision prospective du Chef de l’État, le Général de corps d’armée Mamadi Doumbouya, promoteur de cette initiative majeure. Conçu pour résorber la surpopulation pénale avec une capacité d’accueil de 3 000 places, ce complexe moderne constitue une réponse structurelle essentielle au désengorgement des établissements carcéraux du pays, particulièrement cruciale à la suite de la démolition de la Maison centrale de Conakry.

Les données de terrain attestent d’un taux de réalisation globale de 31 %, tandis que l’ossature des quatre modules de détention affiche un niveau d’achèvement de près de 40 %. L’ouvrage intègre également des espaces dédiés aux ateliers d’apprentissage, un centre de santé, des structures de restauration collective, ainsi qu’un réseau complet d’assainissement et de voirie d’accès. La conduite du projet s’appuie sur une instance de gouvernance et de contrôle stricte associant la Delivery Unit, l’Administration et Contrôle des Grands Projets, les directions techniques ministérielles et le bureau d’études. L’entreprise générale a réitéré son engagement d’achever les opérations d’ici février 2027.

Au-delà de sa portée capacitaire, le centre pénitentiaire de Yorokoguiyah entend renouveler l’approche de la détention en misant sur l’amendement et la réhabilitation sociale des futurs pensionnaires. En conciliant l’exigence de sûreté avec le respect inaliénable des droits humains, cette réalisation vise à offrir un cadre propice à la réintégration civile, érigeant la dignité et la formation au cœur du parcours judiciaire.
La rédaction voixdafrique224.com






















