Dans le cadre de son engagement pour la santé publique, le site d’information VoixdAfrique224.com a rencontré le médecin généraliste, Dr Ben Youssouf Keïta. Ce dimanche 12 juillet 2026, au domicile du praticien, nous avons fait le point sur les pathologies récurrentes de la saison pluvieuse et les mesures prophylactiques indispensables à adopter pour protéger les populations.

« La saison pluvieuse, bien que nécessaire, s’accompagne d’une augmentation significative des risques sanitaires, particulièrement en ce qui concerne les maladies hydriques », explique le Dr Ben Youssouf Keïta, qui pointe quatre pathologies majeures nécessitant une attention particulière : le choléra, les maladies diarrhéiques, la fièvre typhoïde et le paludisme.
« Le choléra et les maladies diarrhéiques sont directement liés à l’insalubrité de l’eau et à la contamination du milieu environnant ; l’agent pathogène se propage aisément lorsque l’hygiène de base est négligée. Quant à la fièvre typhoïde, maladie à transmission féco-orale, elle est favorisée par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés », précise le médecin, insistant notamment sur les risques liés au mauvais conditionnement de l’eau en sachets plastiques. Il ajoute :
«Le paludisme, première cause de consultation et de mortalité infantile, connaît une recrudescence due à la prolifération des moustiques dans les eaux stagnantes. »
Face à ces menaces, le Dr Keïta exhorte la population à adopter des mesures d’hygiène rigoureuses pour rompre la chaîne de transmission.
« Il est crucial de veiller à ce que les caniveaux soient curés et que les carcasses d’animaux ne soient pas abandonnées dans les zones exposées aux inondations afin d’éviter la contamination des eaux de ruissellement », préconise-t-il.
Il souligne également que « le lavage systématique des mains avant chaque repas et un nettoyage méticuleux des légumes sont indispensables pour prévenir la fièvre typhoïde ». Concernant l’eau de boisson, le médecin rappelle que
« l’eau destinée à la consommation doit être rigoureusement traitée », tout en évoquant les mesures prises par les autorités pour encadrer la vente d’eau en sachet afin d’éviter la commercialisation de produits souillés.
« Pour contrer le paludisme, il est impératif de supprimer les gîtes larvaires et de privilégier l’utilisation de moustiquaires imprégnées », conclut le praticien, rappelant que
« la santé est une responsabilité partagée où chaque citoyen, par des gestes barrières simples, devient un acteur essentiel de la prévention contre ces épidémies saisonnières. »
En somme, l’appel à la vigilance du Dr Keïta souligne l’importance d’une discipline individuelle et collective pour traverser cette période délicate. Il appartient désormais à chacun d’intégrer ces recommandations vitales dans son quotidien afin de préserver la santé de toute la communauté.
Doumbouya Ibrahima Sory pour VoixDAfrique224.com 610 62 65 59




















