La vice-présidente du Réseau guinéen des associations des personnes affectées et infectées par les IST et VIH Sida a, à l’occasion de l’assemblée générale, au nom de quelques membres exclus, accordé un entretien pour parler de la situation qui prévaut au sein du réseau. Pour la vice-présidente Mariama Botciny Somparé du Regap+ a rappelé que la situation du réseau n’est pas claire, notamment la situation de la caisse et beaucoup d’autres sujets dont il faut débattre. Selon elle, aujourd’hui, le constat est inquiétant parce qu’on a vu des membres venus de Boké, Koundara, Kamsar, exclus du processus, ce qui est une violation flagrante des lois, statuts et règlements intérieurs du réseau.
« C’est face à cette situation que nous nous demandons si c’est une Assemblée générale relevante du Regap+ et pourquoi une telle gestion est faite par le CNLS, donc ils peuvent dire qu’ils ne vont pas prendre ces membres en charge, mais qu’ils sont éligibles parce qu’ils sont aussi membres de Regap+ ». A rappelé la vice-présidente du réseau.
Parlant de leur position, Mariama Botciny Somparé a souligné ceci : « je veux que les membres soient rétablis dans leurs droits. Et qu’ils puissent accéder parce qu’ils sont éligibles et qu’ils participent aux votes qui vont se dérouler demain. Car, dit-elle, nous déplorons le manque de communication entre nous et les membres du CA ».
Selon la vice-présidente, « jusqu’hier nuit, je disais à la présidente de me fournir la liste. Elle me dit que c’est le CNLS qui fournit la liste. Pourquoi le CNLS va décider pour nous ? Nous sommes une organisation non gouvernementale et libre. Donc, nous sommes libres et le CNLS vient pour nous accompagner, car ils ne sont pas notre guide, ils viennent pour nous accompagner. C’est à nous de décider de notre sort. C’est pourquoi nous nous sommes réunis en réseau ». A partir de ce jour, nous faisons un plaidoyer envers toutes les bonnes personnes qui peuvent changer cette donne-là. Et que les personnes soient respectées dans leurs droits….
Aujourd’hui, nous voulons que les élections soient crédibles et transparentes. Sans parti pris qui est presque fait par le CNLS. Donc, nous ne sommes pas d’accord, parce que ça, c’est le problème de toute la Guinée. On dit Réseau guinéen des associations de personnes infectées et affectées par les IST-VIH. A précisé Madame Somparé.
Donc, nous voulons que nous soyons écoutés. Et que nous respections les règles du réseau. Pour elle, le réseau, ce n’est pas un cercle, c’est un réseau qui abrite beaucoup d’associations de toutes les régions. Si vous rentrez dans la salle tout à l’heure, vous n’allez pas voir plus de 3 ou 4 régions. Ils se sont contredits dans leurs TDR. Ils disent que 2 personnes par région. Et Conakry n’est pas une région. Donc, c’est là qu’il n’y a pas de crédibilité dans ces associations-là. Et nous voulons être rétablis dans notre droit. A laissé entendre la vice-présidente.
Naby Moussa Soumah

















