L’ancien Premier ministre guinéen, le Dr Ibrahima Kassory Fofana, a été auditionné ce lundi à la clinique Pasteur par la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), dans le cadre de la procédure engagée contre lui pour détournement présumé de deniers publics. Pendant près de deux heures, les échanges se sont déroulés en présence de ses avocats pour permettre au prévenu de s’exprimer sur le fond du dossier.
À l’issue de cette audition, son conseil, Me Sidiki Bérété, s’est exprimé avec satisfaction quant à la possibilité pour son client de se faire entendre malgré son état de santé actuel. « Nous sommes satisfaits parce que ce que nous souhaitions, c’est qu’étant gravement malade, le tribunal puisse accepter de venir conformément à la loi », a-t-il déclaré, soulignant que l’essentiel pour la défense était que l’ancien chef du gouvernement ait eu « la chance de se défendre contradictoirement ». L’avocat a toutefois précisé que les discussions sur une éventuelle évacuation sanitaire restent une question distincte du fond du dossier.
Alors que la procédure entre dans sa phase décisive, la défense continue de contester les charges retenues. Me Bérété a affirmé devant la presse que « les charges ne se sont même pas retenues », soutenant par ailleurs qu’une grande partie des fonds mentionnés dans la procédure aurait déjà été reversée au Trésor public.
De son côté, Me Amadou Baben Camara, avocat de la partie civile, a indiqué qu’aucune opposition de principe n’existait concernant une possible évacuation sanitaire de l’ancien Premier ministre, tout en rappelant que la saisie de ses biens demeure une garantie essentielle pour la partie civile. Le procureur spécial de la CRIEF, Charles Wright, a pour sa part confirmé que les réquisitions du ministère public ainsi que les plaidoiries des différentes parties sont attendues pour l’audience du jeudi 11 juin. C’est lors de cette prochaine étape que la question de l’évacuation sanitaire de l’ancien Premier ministre pourrait également être formellement examinée.
Dépêche Aboubacar Camara D’Afrique224.com.com 610 62 65 59

















